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2008-03-28

Un mot d'un des co-webmestres

 

Bonjour à tous et bienvenue à bord du seul site sur la Chanson française consacré uniquement aux chansons du Temps des cerises aux Feuilles mortes c'est-à-dire aux chansons populaires des années 1870 à la fin des années quarante, mil neuf cent quarante.

Mon nom est Paul Dubé. Je suis ce qu'on appelle dans le milieu francophone (sauf au Québec) un expert dans le domaine de l'assurance. Je m'occupe tout particulièrement de sinistres industriels (usines de transformation, usines de fabrication, etc.) et commerciaux (informatique, bâtiments, etc.) et ce, à l'échelle de l'Amérique du Nord. - Mais aussi de chansons françaises.

Je suis né au Québec et réside depuis des années à Montréal, à quelques kilomètres au nord de Napierville où se trouve cette charmante université qu'est celle de l'UdeNap (qu'au demeurant, je vous invite à découvrir en cliquant ICI) et qui consent gracieusement à abriter ce sous-site auquel je consacre tous mes loisirs.

Expert en assurance ? Chanson française ? Du Temps des cerise aux Feuilles mortes ? - Eh oui !

Petite histoire :

Je suis né au cours de la deuxième Grande Guerre. À un moment où la télévision n'existait pas, où la radio était encore un objet de luxe, dans une famille où les tourne-disques étaient à toutes fins utiles inexistants car, chez nous, la musique se jouait : au piano, au violon, à la guitare, à l'accordéon auxquels s'ajoutaient, selon le moment, l'endroit ou la disponibilité des cuillères, une guimbarde, une scie (sic), des claquettes même les fourchettes. - Une tante étudiait la musique sérieuse au Conservatoire ; un oncle, ex-champion d'haltérophilie, connaissait une bonne centaine de reels qu'il pouvait jouer sur un violon de sa fabrication ; de lointains cousins avaient appris à giguer dans d'encore plus lointains chantiers ; d'autres tantes et d'autres oncles faisaient partie d'une chorale et je me souviens même d'une grande tante qui jouait de l'harmonium à l'église de son village, près des Chutes Montmorency en face de l'Île d'Orléans - de quoi faire rêver les Français qui nous lisent... - Quand tout ce monde-là se réunissait, c'était la fête. - Et c'était à qui avait appris, depuis la dernière fois, une nouvelle chanson ou un nouvel air. - Et puis tout le monde savait chanter... ou le croyait. Qu'importe : ils chantaient.

Mais voilà : c'était la guerre. - Et si chacun connaissait encore les répertoires de Delmet, quelques vieilles chansons de Mayol, deux ou trois chansons de Tino Rossi dont tous avaient oublié les paroles, rien ne nous parvenait plus de la France : par la moindre chanson, pas le plus petit des petits formats et, naturellement, pas une seule voix sauf cette voix officielle qui nous annonçait la fin imminente du conflit (un peu comme Proust, lisant les journaux durant la Guerre précédente et qui trouvait curieux que les victoires des alliés se rapprochaient de plus en plus de Paris...)

Et puis en 1945, 1946, ce fut l'explosion : six ans (ou presque) de productions cinématographiques, d'enregistrements et de cahiers contenant des milliers de chansons qui nous parvenaient tout à coup. C'était à qui, de Georges Guétary, de Jean Lumière ou de Tino Rossi, chacun allait donner son appui. - Et puis il y avait Maurice Chevalier, Montand, Mistinguett, Georgius (ce que j'ai pu l'entendre son «Lycée papillon» !), Damia, Piaf, Fernandel... qui nous arrivaient tous ensemble à un moment où chacun, finalement, pouvait se payer un appareil radio, des disques et même aller voir des films où l'on pouvait voir (enfin !) sur grand écran Albert Préjean, Henri Garat, Trenet...

Cette explosion, je m'en souviens, allait causer tout un émoi. - Mélangeant les périodes, les interprètes, les airs, nous confondions tout. - Est-ce que Le lycée Papillon précédait ou suivait Les goélands ? Était-ce Tino Rossi qui chantait Maître Pierre ou Trenet ? Et ce chanteur couché dans le foin, c'était bien Johnny Hess ?

Plus tard, il a fallu reclasser tout ça, comprendre aussi, pourquoi, à tour de rôle, deux de mes tantes accouraient vers la radio pour en augmenter le volume quand, Tino Rossi, pour l'une et Georges Guétary, pour l'autre, entamait une de leurs chansons.

C'est ainsi que je suis devenu, non pas musicologue mais musicomane.

J'ai triché souvent - du côté du jazz, de la musique classique et même de cette musique qui nous est venue des USA à partir du milieu des années cinquante - mais toujours, je suis revenu à ces premiers souvenirs, complétés par la suite par les Brel, Brassens, Ferré et même les Souchon et les Renaud qui sont venus après, mais toujours pour revenir à mes Trenet, Rossi et... Georgius.

L'UdeNap :

Quand, en 2001-2002, mes vieux copains de l'UdeNap (car nous ne sommes plus jeunes) m'ont demandé de leur créer une «petite page» sur un des interprètes qu'ils jugeaient, sur leur site, important à faire connaître,  c'est à Georgius tout d'abord - et, naturellement - que j'ai pensé. Et ça a donné plusieurs pages, plusieurs extraits musicaux aussi et plusieurs messages en provenance d'un peu partout me demandant si j'avais les paroles de telle autre chanson de ce Georgius qui, vraisemblablement, était encore dans la mémoire de tous. - Et puis une autre série de pages : sur Mayol, Dranem, Fragson, Polin. - Et d'autres messages.

Et nous voilà, aujourd'hui, des centaines de milliers de visiteurs plus tard, à la tête d'un sous-site qui n'a d'autre avenir que de continuer à croître au fur et à mesure que le temps le permettra.

Mot de remerciement :

Je ne peux citer tous les noms de ceux qui m'ont encouragé depuis le début et n'en citerai en conséquence aucun mais je tiens particulièrement à remercier ces nombreux visiteurs qui m'ont envoyé de jolis souvenirs au cours des derniers deux ans, notamment :

Cette jeune dame de soixante-dix ans qui a retrouvé, grâce à ce site, cette chanson de Théodore Botrel qu'elle recherchait pour sa grande sœur de quatre-vingt...

Ce toujours jeune homme qui, à trois ans, en 1943, chantait debout sur une table du café de son village Paquita en imitant Tino Rossi et qui ne se souvenait plus exactement ni du titre ni des paroles et qui les a retrouvés ici...

Ce collectionneur de cylindres qui m'a fait parvenir cette fameuse cinquième version de La Mattchiche (Mayol) que j'avais jugé perdue pour toujours...

Ces nombreux visiteurs qui citent deux vers d'un refrain, voudraient bien m'en siffloter l'air mais à distance... et qui me font me ressouvenir d'une vieille chanson entendue il y a trente, quarante, cinquante ans... et qui me font chercher dans ma discothèque en désordre (comme il se doit quand on est collectionneur), dans  mes vieux livres, dans mes petits formats....

En terminant :

Mes excuses aussi, à tous ceux qui m'écrivent et à qui je ne peux souvent pas répondre, faute de temps, souvent faute de moyens, mais à tous et chacun, je souhaite une bonne lecture et si jamais vous retrouvez sur ce site quelque chose, une information, un air, des paroles qui vous replongent dans votre passé, qui vous rappellent la richesse de ce patrimoine qu'est la chanson française du Temps des cerises aux Feuilles mortes, hé bien mon travail n'aura pas été en vain.

Si j'écoute les enregistrements que je possède de cette époque ? - Constamment.

En toutes amitiés,

Paul Dubé

 

222 rue Dominion
Bureau 45
Montréal, Québec
Canada H3J 2X1

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