Avant-propos
Premier en ligne des
historiens du café-concert - premier à écrire non pas sur les artistes
ou les cafés-concerts eux-mêmes mais sur tous les aspects de ces
établissements (y compris les les coulisses, les appointements, les
réclames, les agences, etc.) -, André Chadourne a brossé dans ce volume
de près de quatre cents pages, souvent cité mais jamais lu, un fascinant
tableau de la chanson française telle qu'elle était pratiquée à la
toutes fins des années quatre-vingt, peu avant les débuts des grandes
vedettes des années 1900 et de la chanson française enregistrée.
Ce volume contient une foule de
détails qui ont servi à d'autres et dont on retrace facilement divers
passages à peine déguisés dans des volumes parus à la suite mais trop
souvent édulcorés et parfois sans la saveur de l'original.
Bien sûr, la langue est désuète,
surannée même ; parfois on se croirait en train de lire du Anatole
France (qu'au demeurant Chadourne lui-même, le citant, lui reproche
d'être d'avoir "un sentiment excessif de poésie") mais il faut
passer outre ou faire, comme on fait quand on écoute des cylindres du
début du siècle dernier : on se penche sur ces textes avec beaucoup de
sympathie et de compréhension.
Nous avons retranscrit ce texte (nous
sommes à le retranscrire au moment où ces lignes sont écrites) tel qu'il
fut édité, avec ses alinéas et sa ponctuation parfois fantaisistes. Tout
au plus, avons-nous pensé ajouter quelques notes ici et là ou des liens
vers les pages qui concernent tel ou tel interprète cité par l'auteur.
Les notes sont indiquées par des
astérisques entre crochets (i.e. : "[*]") qui se réfèrent à des
astérisques équivalentes, en retrait, immédiatement après le paragraphe
où ils sont contenus de telle sorte à ne pas briser le rythme de la
lecture qu'aurait entraîné leurs positions en bas du texte ou dans une
page séparée.
Le texte lui-même a été divisé en
chapitres (ceux du livre), un chapitre par "page".