Chanson de L. Wolfe Gilbert traduite et adaptée en
français par Saint-Granier, Jean Le Soyeux et Albert Willemetz.
- Créée en 1927 par Saint-Granier.
Autres interprètes : Fred Gouin (la version la plus connue), Tino Rossi (en 1971 seulement), Jack Lantier, Mouloudji, Jean Raphaël, Patrick Bruel
(2002), etc.
Depuis le moment
Où je t'ai connue
Hélas follement
Je n'ai pas cessé
De penser à toi
Comme un insensé
Refrain :
Ramona, j'ai fait un rêve
merveilleux
Ramona, nous étions partis tous les deux
Nous allions lentement
Loin de tous les regards jaloux
Et jamais deux amants
N'avaient connu de soir plus doux
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers
Et je donnerais tout pour revivre un jour
Ramona, ce rêve d'amour
Mais ce doux roman
N'était seulement qu'un rêve d'amant
Par ta cruauté
Tout autre a été
La réalité
Cette chanson est encore
très connue, même des jeunes générations, pourquoi ?
Parce que "s'entendre chanter Ramona" est
passé dans le langage populaire. Cela signifie, se faire "remonter les
bretelles" ou plus simplement "enguirlander" donc réprimander par
personne ayant l'autorité (père, mère, instituteur, patron, chef, etc.)
On joue là, sur la suavité de la
chanson Ramona et l'expression argotique "se prendre une ramonée"
qui, là encore, signifie se faire gronder.
Par contre, "chanter Ramona" à une dame est d'une trivialité rare. Les mauvais garçons, qui font usage de cette expression, pensent à tout autre chose qu'une réprimande.
Cela dit, le fait qu'une chanson
perdure, tient à peu de choses !