
On sait très peu de choses sur ce baryton né à Heller, Luxembourg, qui fut du Théâtre-Royal de Liège et du Théâtre Lyrique de Paris (aujourd'hui Théâtre de la Ville) après avoir été élève
au Conservatoire de Paris.
Les fiches de Marc Beghin nous informent qu'il est né le premier janvier 1875 et qu'il est décédé le 14 janvier 1940 à Marseille.
Un carton publicitaire de
chez Pathé (voir ci-dessous) nous enseigne qu'il aurait dévié, un instant, vers les cabarets montmartrois puis fait des tournées triomphantes en compagnie de Fregerolles
avant de se consacrer au théâtre.
Les disques qu'il nous a laissés nous apprennent qu'il avait, en dehors de ses rôles à l'opéra, un répertoire peu varié axé autour de chansons plus ou moins « à voix» non sans une certaine tendance à se
limiter à des romances à la Paul Delmet ou encore à des thèmes patriotiques.
Il enregistre tout d'abord chez Edison puis chez Pathé (vers 1898-1900 - vingt-quatre titres au catalogue de 1906), passe ensuite chez Zonophone tout en faisant un détour du côté de la marque Odéon
pour finalement devenir un des membres fondateurs de l'A.P.G.A.
(De petites marques également : Léone où il a gravé une Internationale aujourd'hui introuvable.
Voici quelques titres :
L'anneau d'argent (Gérard-Chaminade)
Berceuse bleue (Montoya-Nibor)
La chanson des peupliers (Doria)
La chanson du semeur (Clément-Legay)
Le clairon (Déroulède-André)
La charité (Fauré)
Le crédo du paysan (Borel, S. et F.-Goublier)
Envoi de fleurs (Bernard-Delmet)
L'angelus de la mer (Goublier-Durocher)
Le violon brisé ! (Herpin-Saint-Prest-Christian)
La voix des chênes (Goublier-Borel)
Le chant du départ (Chénier-Méhul)
Sur les étiquettes : Henry Weber, Henry Weber du Théâtre Lyrique, Harry Weber et même Heller du nom de sa ville natale.
Son enregistrement le plus connu demeure Le régiment de Sambre et Meuse (Planquette-Cézano) qu'il enregistra chez Edison vers 1898, chez Zonophone en 1903 puis chez A.P.G.A.
en 1906 qu'on pourra écouter au numéro 2 de notre série
sur La chanson française de 1870 à 1945... en cinquante chansons dans la version qu'il enregistra chez Odéon en 1904.
On trouvera également de lui Le Clairon de Déroulède en notre page sur les
paroles de cette célèbre chanson.
Après 1911, il serait devenu professeur et même auteur de diverses plaquettes sur le chant allant jusqu'à écrire des transpositions pour piano de divers air d'opéra.

Weber vantant les mérites de Pathé
(collection
Jean-Yves Patte)
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