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2008-03-28

Thérésa


Cette interprète  qu'on surnomma «La Diva du Ruisseau» (Paul Colin) et «La rivale de la Patti [1]» (Alexandre Dumas) est née Emma Valendon en 1837 à La Bazoche-Gouet [2] (Eure-et-Loir). Elle était la fille d'un musicien de guinguette et connaissait de ce fait toutes les rengaines de l'époque. - Continuellement renvoyée des ateliers de mode où elle avait le malheur de se retrouver, elle rêva un jour de devenir une chanteuse à la mode.

Engagée comme figurante au Théâtre de la Porte Saint-Martin, elle passa complètement inaperçue.

Elle débuta, chanteuse, au Café Moka, rue de la Lune -  «Une bien grande bouche pour un si petit établissement» lit-on dans le Tintamarre - et poursuivit avec un tour de chant au café des Géants… où elle n'obtient aucun succès.

En 1862, elle se fit entendre à l'Eldorado où elle chanta des romances... avant se tourner du côté du Tyrol où elle fit ses adieux à Emma Valendin. - Quelques jours plus tard, en Thérésa, elle entrait à l'Alcazar.

Le succès qu'elle y obtint, en chanteuse tyrolienniste, fut aussi instantané qu'il fut prodigieux. - En moins d'un mois tout Paris accourut pour voir et entendre ce phénomène drolatique. Elle a «un petit chic canaille» (Alfred Delvau) qui la distingue immédiatement de toutes les autres chanteuses et  chanteurs.

La critique est désarmée mais très tôt elle n’hésite pas à la qualifier cette nouvelle Thérésa «artiste»  (Jules Claretie), un qualificatif alors réservé aux seuls chanteurs lyriques.

Jusqu'en 1867, Lorge, le patron de l'Eldorado et Goubert, le patron de l'Alcazar, se l'arrachent : Lorge lui propose 600 francs par mois pour la faire rentrer chez lui ; Goubert y va de mille francs plus la moitié du dédit exigé par l'autre. Ce dernier renchérit : mille cinq cent francs Goubert offrit encore plus. Thérésa lui revient mais elle perd le procès intenté par son ex-ex-ex-employeur. - Peu lui importe car, en 1864, elle gagne déjà deux cent trente-trois fois par jour ce que lui coûte ce procès !

La Princesse de Metternich se déplace pour venir l'entendre. Quelques jours plus tard, elle est à la cour pour débiter son répertoire devant l'Empereur ! - Elle est invitée à chanter dans les salons aristocratiques du Faubourg Saint-Germain. Du jamais vu !

Elle est devenu l'«Albani» [3] de la canaille» ! ...


Et que chante-t-elle ? - Tout d'abord, comme Goubert demanda, en plus de ses curiosités tyroliennes, des romances, mais à sa façon. - Petit à petit, son style se forme et des auteurs et compositeurs arrivent à lui créer des chansons dont les seuls titres, sont des poèmes. Son répertoire est vite à la toute limite de ce qui est permissible sous Napoléon III :

La gardeuse d'ours (Hervé), à Alcazar d'hiver, en 1863

Bastien me parl' de mariage

Mais ça demande réflexion

Toujours près d'soi l'même visage

Vilà z-un' drôle d'invention...

Rien n'est sacré pour un sapeur (Louis Houssot - Auguste de Villebichot), en 1864

Car je n'recevrai plus personne

Du moins ça n's'ra pas un sapeur !...

Non, je n'recevrai plus personne

Du moins

Du moins ça n's'ra pas un sapeur !...

 

Note :

Cette chanson dite chansonnette bouffe fut endisquée, en 1927, par celle qu'on surnomma, à son époque, «La Thérésa moderne» Henriette Leblond. - Elle méritait d'être citée au complet. Et, bien sûr, nous y avons joint l'enregistrement de Madame Leblond.

Cliquez ici 

La femme à barbe (Élie Frébault - Paul Blaquière), à l'Alcazar d'été, en 1865

Vous pouvez toucher, n'craignez rien
Ça n'vous rest'ra pas dans la main,
Touchez, voyez qu'c'est pas des frimes,
Et ça n'vous coût' que dix centimes.


Entrez, bonn's d'enfants et soldats,
Tâchez moyen d'fair'ployer c'bras :
On f'rait plutôt ployer un ar-be !
C'est moi que j'suis... la femme à bar-be !

C'est dans le nez que ça me chatouille (Hervé), à l'Alcazar d'été, en 1866

Sur terre hélas ! tout n'est pas rose

Hier j'rencontr' un' amie d'pension

Qui m'dit : Tu sais Monsieur Chos' ?

M'a laissé dans un' fauss' position.

Ma foi ! tant pis, faut qu'je m'édbrouill'

Ne parlons plus de ce pandour !...

Et toi ? ... Moi ? ... j'n'crains pas l'amour

C'est dans l'nez qu'ça m'chatouille !

La déesse du Bœuf gras (Élie frébault et Paul Blaquière), à l'Alcazar d'hiver, la même année

Mes deux biceps sont roug's comm' des carottes

Et mes jarrets, c'est plus dur que du fer

D'mandez-en donc d'pareils à vos cocottes

On n'en vend pas comme ça, ça s'rait trop cher...

 


Bien des critiques la conspuent : elle fait vulgaire, peuple, ruisseau. «Il faut être Parisien pour saisir l'attrait de son chant, Français raffiné pour en savourer la profonde et parfaite ineptie.» (Louis Veuillot - Les odeurs de Paris, 1866)

 Rossini n'hésite pas cependant à lui faire un clin d'oeil :

La chanson du bébé

«Pêchés de vieillesse»

(sur des paroles d’Emilien Pacini, 1861)

Maman, le gros Bébé t'appelle, il a bobo:

Tu dis que je suis beau, quand je veux bien faire dodo.

Je veux de confitures, c'est du bon nanan ;

Les groseilles sont mûres, donne-m'en, j'en veux, maman,

Je veux du bon nanan, j'ai du bobo, maman.

Atchi! Papa, maman, ca-ca.

 

Bébé voudrait la chanson du sapeur

Dans Barbe-bleue, un air qui fait bien peur.

Maman, ta voix si douce en chantant ça,

Enfoncerait Schneider et Thérésa.

Atchi! Pipi, maman, papa, ca-ca.

 

Ma bonne, en me berçant, m'appelle son bijou,

Un diable, un sapajou, si j'aime mieux faire joujou.

Quand je ne suis pas sage, on me promet le fouet!

Moi, je fais du tapage, le moyen réussit bien.

Je veux du bon nanan, j'ai du bobo, maman.

Atchi! Papa, maman, ca-ca.

 

 

Thérésa vue par André Gill en 1867


 

En 1867, c'est la catastrophe : Thérésa n'a plus de voix. - Elle doit quitter momentanément la scène.

 

Elle est «remplacée» par Suzanne Lagier, une comédienne saluée comme «l’égale de Mlle George» (Boccage), qui a récemment défrayé la chronique en quittant le drame pour l’Eldorado le 5 janvier 1865 (voir sa page).

 

Pas un succès égal à celle dont elle doit prendre la relève mais le public l'adopte, sauf que :

 


 

...en 1869, Thérésa est de retour. Et comment ! Elle crée cette année-là, au Théâtre de la Gaîté, ce qui restera sans doute son plus grand succès :

 

Les canards tyroliens
(petit format)

(Cogniards frères - Musique de Thérésa arrangée par Léon Fossey) 

Quand les canards s'en vont deux
C'est qu'ils ont à causer entre eux.
Les passants n'y comprennent rien ;
Mais eux. malins s'entendent bien,
Y's'disent comme'ça des jolis riens :
            Coin, coin, coin
Quand c'est des canards tyroliens :
             La y tou, la y tou,
 
Quand les canards s'en vont en tas,
C'est qu'ça leur plaît, ça nous r'gard' pas..
.

 

 À propos de ces Canards :

On a longtemps cru que le premier enregistrement de cette tyrolienne, tirée de la féerie «La chatte blanche» avait été fait par Thérésa elle-même (un de ces fameux cylindres Lioret). - Il n'en est rien : celui qui chante sur ce cylindre est Guérin Brabant.

Cet enregistrement est disponible, avec 33 autres titres, en un CD chez Truesound Transfers (numéro TT-1904) : Christian Zwarg, Pfälzer Str. 2, D-76297 Stutensee - Allemagne

http://www.truesoundtransfers.de/transfer
(Site pas toujours fonctionnel)


En voici un extrait :

Les canards tyroliens - Lioret No. 3 - Paris - vers 1898

Et il existe un enregistrement encore plus ancien - déniché et restauré par notre collaborateur, Jean-Yves Patte - un cylindre anonyme enregistré vers 1893-1895 par Rozic de l'Eden Concert. - À propos de ce cylindre, Monsieur Patte nous écrit :

«C'est un petit cylindre jaune, qui n'est pas un Pathé de 1895, ni des années suivantes (il n'a jamais enregistré chez eux) - C'est sans doute un "Columbia", ou plutôt un "Fauvette", ce qui le fait remonter vers 1893/95. - Hélas il est plus que malade. Malgré mes efforts, il reste plutôt une archive qu'un document agréable a entendre. Il est cassé et recollé, fendu, assez usé et, de plus, présente quelque zones de moisi. Tout ce qu'il faut pour déplaire ! Cependant il est assez passionnant, car l'accompagnement diffère des autres versions plus connues et surtout l'annonce fait clairement référence à "Thérésa", qu'on voit parfois écrit "Térésa"»

Le voici :

Les canards tyroliens - par Monsieur Rozic de l'Eden Concert

(Voir également la page    de Monsieur Patte à propos des Tyroliennes et tyroliennistes pour en entendre une version chantée par Bergeret.)

 

        Et la Guerre vint - celle de 1870 :

 

 

Thérésa

par  Carjat en 1870

«Quand la guerre éclata, j’étais à la Bourboule [Puy-de-Dôme] depuis une douzaine de jours. J’avais joué plus de deux cents fois de suite "La Chatte Blanche" à la Gaîté, chanté sept cent fois les couplets des Canards tyroliens, intercalés dans mon rôle de Pierrette, et que le public, chaque soir, bissait et trissait. Et je recommençais mes coin, coin ! et mes laï-tou ! et les canards se suivaient "par deux, par trois, en tas" dans la chanson et, à la fin, dans ma voix. Comme j’y allais bon jeu, bon argent (on me payait bien), jugez quelle fatigue quand s’acheva la saison. Aussi j’eux bientôt pris congé de la Chatte Blanche, de Pimpondor, de mes canards, et m’acheminai vers la Bourboule [...] Il m’arriva [à ce moment-là] de Paris la dépêche suivante :   

"Marseillaise autorisée par force ; Agar aux Français, Marie Sasse à l’Opéra, le peuple dans la rue la chantent. T’attendons demain pour la chanter chez nous – Vinzentini [4]."

«Allons donc ! Cette liberté que je revendiquai pour que mes canards puissent dire enfin leurs jolis riens, on nous l’accordait enfin […] En un tournemain ma malle est bouclée et me voilà en route pour Paris» [5]

 

Thérésa, en costumes «de femme de la Halle de 1792»

chante la Marseillaise à La Gaîté. C’est le Régisseur, Baudu, qui eût l’idée de lui donner le drapeau qu’elle déployait sur les paroles «Aux armes citoyens».

(Cliquez pour agrandir)

Elle déploie sa fougue, quête pour les blessés et est même invitée à chanter dans la rue – jusque sur l’impériale d’un omnibus ! – lorsqu’elle est reconnue... - Sa gloire est telle, que Thérésa est même invitée par Jacques Offenbach pour la création d’une pièce bouffe qui devait à jamais ridiculiser les Prussiens présomptueux et leur Guillaume Ier. - Hélas la chute de l’Empire, le 2 septembre 1870, ajourne à jamais cette création dont l’un des couplets confiés à Thérésa – qui devait y personnifier un Kaiser grotesque – était :

O Vaterland ! Sigmaringen, Osnabruck,
Baden-Baden, Hohenzollern, Hohenloh !
Zwei Bock-bier, Kirschwasser, Offenbach,
Choucroutausen, Saucissonausen, Cervelag !
 
Laï-tou
...
 
Notre roi nous a dit : mes enfants,
L’Allemagne sera toujours l’Allemagne,
L’Allemagne des Allemands.

Après la défaite française, faute d'engagement, Thérésa doit quitter Paris. Elle se rend à Grenoble puis à Marseille où elle trouve du travil. -  Elle devait n’y rester que peu de temps, mais dut s'y produire pendant plus de trois mois dans l'attente de la réouverture des théâtres parisiens.  Elle y est de retour à la fin de mai 1871. 
 
La guerre,  la Commune
, sa répression et son cortège de misères  incitent Thérésa à se tourner, sans renier son répertoire de franche gaîté (elle allait créer La femme canon de Clairville sur une musique d'
Auguste de Villebichot en 1877), vers des chansons plus réalistes ou, plutôt, humanistes. En un instant, elle sait, en changeant son attitude, ses gestes, glisser vers un autre répertoire. Elle peut alors chanter les choses les plus réalistes, proche des soucis du peuple dont elle sait se faire porte parole, et osées aussi : la prostitution, la sexualité, voire la triste obscénité.

 

Elle chante sans choquer – sans en «avoir l’air» - car elle reste «honnête» dans ses dires. C’est alors qu’elle apparaît souvent comme une menace à l’ordre social. Cependant on ne peut rien retenir contre elle : tout est très décent (du point de vue de la censure) mais ses sous-entendus, ses gestes, en disent bien plus, avec un réalisme cru. Cette leçon fera long feu auprès de la génération suivante, dont Yvette Guilbert est le plus brillant exemple.

 

Elle crée, à partir de 1880 :

J'ai passé par-là (Paul Burani, Maurice Ordonneau et Edouard Okolowicz) en 1880 au Théâtre des Arts, une chanson que n'aurait pas dédaigner Fréhel :

L'amour fait pas le bonheur

C'est bien souvent tout le contraire

On soupire, on rêve, on espère

Et le réveil brise le cœur...

[...]

Croyez-moi, j'ai passé par là.

La Toussaint (Paul-Émile André et Paul Lacome en 1881, à l'Alcazar d'hiver

Ce sont les soldats de France

Qui reviennent tous les ans

pour nous crier : Espérance !

C'est un conte leu

Un conte bleu

Qu'en Alsace

À voix basse

On raconte au coin du feu

Le bon gîte (Paul Déroulède et Gustave Michels ) en 1883, au même endroit

Pourquoi tant me gâter ? Pourquoi ?

Et la bonne vieille de dire

Moitié larme, moitié sourire

J'ai mon gas, soldat, comme toi...

 La glu (Jean Richepin et Georges Fragerolle), en 1884, à l'Alcazar d'hiver, cette complainte qu'allaient reprendre Yvette Guilbert et Polaire :

Y avait un’ fois un pauv’ gas

        Et lon lan laire,

        Et lon lan la,

Y avait un’ fois un pauv’ gas

Qu’aimait un’ qui n’l’aimait pas... 

(Voir à  Jean Richepin pour les enregistrements de cette chanson par Yvette Guilbert et Polaire).

Les enfants et les mères (Jules Jouy et Henri Chatau) en  1888, à l'Eldorado 

Alors faisant des rêves d'or

Pleins de merveilles, de chimères

Dans ses langes, bébé s'endort.

Les enfants font chanter les mères...

(Voir à Mercadier pour un enregistrement de cette chanson, datant de 1898)




 

Et pendant de longues années, encore, Thérésa continua de cultiver son image populaire et sympathique de la chanteuse bonne vivante et sincère, puis, à 56 ans, estimant qu'elle avait assez chanté, elle décide de prendre sa retraite. - Sa représentation d'adieu, elle la fait au Théâtre de la Gaîté à l'automne de 1893.

 

En 1894, elle remonte un soir - ou peut-être quelques jours - une dernière fois en scène. - Au Chat Noir. - Armand Masson est là. - Il écrit dans le Journal de cet établissement :  

Or, ce jour-là, ce fut au Chat Noir grande fête :
Dans la petite salle où naquit maint poète
La bonne Thérésa, reine de la chanson
Ce jour-là parmi nous vint chanter sans façon ;
 (...)
...ce drame immortel,
Ce poème saignant de l'amour maternel
Qu'écrivit Richepin dans un jour de génie,
"
La Glu". Le cœur serré d'une angoisse infinie,
J'écoutais dans un coin, très humble. Elle chantait
Je ne sais même plus si l'on applaudissait ;
Mais la salle vibrait tout entière avec elle,
Et la chanteuse en eut une émotion telle
Qu'elle se prit soudain à pleurer avec nous.

En 1895, elle se retire dans la Sarthe - on la dit très riche.

Fermière, Thérésa meurt dix-huit ans plus tard le 14 mai 1913.


Enregistrement (ajout - janvier 2007)

La voix  de Thérésa a-t-elle été enregistrée ? On dit que non. Évidemment, si elle a pris sa retraite en 1895, il est presque certain qu'elle ne se soit pas pointée dans un studio au moment où les enregistrements commerciaux étaient non seulement rares mais de très mauvaises qualités.

Pénet (voir bibliographie) nous assure que le premier enregistrement de la chanson qui suit a été fait par Madame Rollini en 1898, suivi cinq ans plus tard par Dutreux et Grisard. Celui qui suit date cependant d'avant les Dutreux et Grisard et, quand on connaît la voix de Madame Rollini, on sait que ce n'est pas d'elle. De qui donc peut-il s'agir ? D'un de ces légendaires cylindres-tests refusés par l'interprète dont on dit que même Paulus en aurait faits ? - Difficile à dire. Mais jugez par vous même. Après tout, Thérésa s'est bien laissée filmer en 1910...

La gardeuse d'ours d'Hervé (1863) - enregistrée en 1895


A voir :


Thérésa vers la fin de sa vie
filmée par Gaumont.


Le mot de la fin revient au critique Touchatout (cité par François Caradec [6])

«Thérésa a fait école. Beaucoup de grues ont cherché à l'imiter ; mais il est arrivé ce qui arrive toujours en pareil cas : elles n'ont, le plus souvent, réussi qu'à copier ses défauts, et ont créé l'ère funeste des prima-gueula de la chope...»


Annexe :

Quelque réflexions sur les peinture de Thérésa par Degas.

Les Mémoires de Thérésa (texte intégral).

Photos du magazine «Paris qui chante» dédié à Thérésa (1906)


Biographie :

Thérésa - Première Idole de la Chanson Française

Jacqueline Blanche

Imprimerie Auffret - Mamers

1981


[1] Adelina Patti, cantatrice italienne (Madrid 1843 - Brecknock, Angleterre 1919). Elle étudie le chant à New York, début dans Lucia de Lammermoor (1859) et pousuit sa carrière au Covent Garden de Londres. Elle triompha pendant 56 ans sur toutes les scènes de l'Europe et d'Amérique.

[2] Georgius, lui-même, n'eut pas trouvé mieux.

[3] Marietta Alboni, cantatrice italienne (Cesena 1823 - Ville d'Avray 1894). Contralto célèbre. Sa voix couvrait deux octaves depuis le sol grave.

[4] Directeur de La Gaîté.

[5] Les citations de Thérésa sont extraites d’une interview – sa dernière - accordée à J.L. Croze en 1911.

[6] Le Café-Concert - François Caradec et Alain Well - Hachette-Massin (1980)


Note :

Cette page est en majeure partie redevable à Jean-Yves Patte qui nous en a fourni la plupart des photos, des citations et des enregistrements.

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