Fille d'Anna Piccolo, la
directrice du Concert de l'Horloge, Louise Théo, née Cécile (en 1854)
aurait été éduquée
sérieusement et, nous le supposons, tout aussi sérieusement, mariée à dix-sept ans
à un certain M. Théo (d'ou son nom de scène), coupeur chez le maître
tailleur Dusautoy.
C'était,
paraît-il, pour la mettre à l'abri de la concupiscence de nombreux
admirateurs.
De ce Théo,
en l'espace de vingt mois, elle eut deux enfants : Georges, l'aîné
et une fille Madeleine, ce qui ne l'empêcha pas d'être du programme
de l'Eldorado,
tout de suite après son mariage, endroit où elle fut remarquée par
un certain Offenbach...
En 1873 - elle a à peine 19 ans - elle
débuta à l'opérette en étant de la création de Pomme d'api et de La
jolie parfumeuse pour ensuite, vraisemblablement, faire partie de
tout le répertoire, des reprises d'Orphée et de la Princesse de Trébizonde
jusqu'à La Fille du Tambour-major et La Timbale d'argent...
(voir citation ci-dessous) tout en poursuivant une certaine carrière au Music-Hall (notamment avec Judic).
Veuve en 1884, elle épousa, en secondes
noces, en 1907 (elle a alors 47 ans)
Roland Knoedler,
un grand amateur de tableaux qui en plus de sa galerie new-yorkaise, en
ouvrit une deuxième Place
Vendôme...
Suite d'un
de ses voyages en Amérique ?
À noter à ce
propos, cette citation tirée de
«Trois cent cinquante ans de
théâtre au Canada français»
de Jean Béraud (1958)
«
Théo,
reine parisienne de l'opérette, vint chanter [à Montréal]
durant la semaine du 4 mai 1885 Madame Boniface, Le Jour et
La Nuit, La Fille du Tambour- Major, La Jolie Parfumeuse,
François les Bas Bleus, La Petite mariée et La Timbale
d’Argent...»
Le guide musical no. 20 (1874)
Le livre des courtisanes - Gabriel Houbre (Tallandier
2006)
Les pseudonymes du jour de Charles Joliet (1884)
Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique
1884)
The 10th anniversary Irish
Sales (Christie's - 12th May 2006)
(Merci à un correspondant qui
désire rester anonyme qui nous a indiqué ces références.)