On pourrait se demander ce que ce
poète né à Médéa (aujourd'hui Lemdiyya) en Algérie, le 4 février 1849, et
mort à Paris le 12 décembre 1926, surtout connu pour sa Chanson des
gueux (1876) et ses écrits anarchistes (mais qui finit académicien),
chantre (à l'origine) de la misère et de la pauvreté, peut bien faire dans
un site consacré à la chanson française.
C'est qu'on l'a mis en musique. Plusieurs fois
d'ailleurs.
Son père était médecin mais dans l'armée. Aussi,
a-t-il été appelé à voyager beaucoup quand il fut jeune. En 1868, il entre à
l'École Normale Supérieure où il obtint une licence en lettres deux ans plus
tard. - Au cours de la guerre de '70, il fait parti du corps des francs-tireurs
de Charles Bourbaki et assiste, du haut d'une fenêtre, aux combats de la Commune.
Tour à tour journaliste, professeur, matelot, docker,
il finit par faire partie de ceux qui, en 1881, étaient «du Chat Noir» (voir à
Rodolphe Salis).
D'écrits en écrits, sa plume, vitriolique au début,
s'adoucit, s'adoucit et s'adoucit encore pour devenir, la notoriété aidant, un
pâle reflet de ce qu'elle avait été.
En 1909, cet athé-révolté-anarchiste (ses
amis du Chat Noir, Verlaine compris Verlaine ont dû, pour la plupart, tourner deux
fois dans leurs tombes ), se présenta à l'Académie Française en remplacement
d'un autre immortel aujourd'hui oublié, André Theuriet, où il fut reçu par un autre presque oublié, Maurice Barrès.
Un aller-retour.
Pour en savoir plus :
Voir également :
(CD de 2007)
Jean Richepin, pensif, en
académicien
(Un clic pour agrandir)
Musique !
Cinq enregistrements dont trois de sa plus célèbre
chanson, La glu, l'histoire de ce pauvre gars qui tue sa mère,
lui arrache le cœur pour le donner au chien d'une femme qui ne l'aime pas -
un véritable morceau d'anthologie :