(Mais ne vous gênez
surtout pas pour explorer le WEB : Google, avec «Edith Piaf» comme
mots-clés vous citera pas moins de 2.200.000 pages...
Vous pourriez nous
dire que Piaf a commencé à chanter bien avant les années cinquante, qu'elle a
fait ses premiers enregistrements bien avant 1945, que son «Légionnaire»,
entre autres, date de 1937 et qu'en conséquence...
Tout à fait d'accord.
D'ailleurs, si vous allez fouiller du côté des pages où nous avons pensé résumer la période que
nous couvrons en cinquante chansons, vous remarquerez qu'elles se terminent
par Piaf, qu'elles se terminent par un de ses plus grands succès : «La vie
en rose». (Un lien vers cette page est ci-dessous.)
Sauf que nous
persistons et signons : Piaf est, à notre avis, plus post-45 (au même titre
que bien d'autres qui ont fait leurs armes avant ou pendant la Deuxième Grande
Guerre) et qu'elle appartient plus au début des chanteurs-vedettes-interprètes
(entendons par là : des chanteurs-interprètes avec des répertoires
spécifiques, créés pour eux, souvent par eux dans le sens qu'on oubliera les
auteurs pour ne parler que des interprètes), enfin ceux qui ont vraiment
commencer à percer au début des années cinquante : Brel, Brassens, Ferré,
Juliette Gréco, Aznavour, Bobby Lapointe ou même Luis Mariano, pour ne citer
que ceux-là.
Qu'avons-nous retenu
de Piaf ? Très peu de son répertoire d'avant 1950 [1].
Qui se souvient, aujourd'hui, de «Celui que mon cœur a choisi» (1938),
de «Elle fréquentait la rue Pigalle» (1939), de «C'était un jour de
fête» (1941), de «Y'a pas de printemps» ou même de ses «Amants
de Paris» (1948) ? - Décidément, au risque de paraître de mauvaise foi,
nous sommes d'avis que la véritable carrière de Piaf débute avec, nous l'avons
déjà cité, «La vie en rose» pour atteindre un sommet avec «L'hymne à
l'amour» (nous somme déjà, à ce moment-là, en 1950), sommet duquel elle ne
redescendra pas avec, coup sur coup, des titres comme «Padam, Padam»
(1951), «La goualante du pauvre Jean», «Sous le ciel de Paris»
(1954), «L'homme à la moto» (1956) «La foule» (1957), «Mon
manège à moi» (1958), «Non, je ne regrette rien» (1960) [2],
«Les amants» (1961) et cette ultime chanson que, peut-être, elle
n'aurait jamais dû enregistrer... «À quoi ça sert l'amour ?» (en duo, avec son
ultime amant, Théo Sarapo).
Quoiqu'il en soit,
pour les deux ou trois habitués de ce site et qui n'auraient jamais entendu
parler de Piaf, répétons qu'elle est née le 19 décembre 1915, qu'elle a
commencé à chanter, dans la rue ou presque à l'âge de quinze ans, qu'elle a eu
un enfant à dix-huit ans, que cet enfant est mort deux ans plus tard, que
celui qui l'a lancé est mort assassiné, qu'elle a connu une foule d'amants
dont un est décédé à la suite d'un écrasement d'avion, qu'elle a été souvent
malade, qu'elle a subi au moins deux
cures de désintoxication et qu'elle est morte d'«épuisement» (un
euphémisme) deux mois avant son quarante-huitième anniversaire le même jour -
on ne lasse jamais de le citer - que Jean Cocteau.
Édith à sept ans
La voix ? Unique. Le
répertoire ? - À quelques chansons-près, assez pauvre (si, si...). - La personnalité ? De
quoi alimenter des milliers de journaux à potins pour des dizaines d'années.
A-t-elle vécu ses
chansons ou a-t-elle chanté son vécu ? - Laissons-nous sur cette question.
Pour l'entendre, il
suffit de cliquer :
La vie en rose- Edith Piaf - 1945
Pour la petite
histoire de cette chanson, cliquez ici
(et dirigez-vous vers le numéro 50).
[1] Exclusion faite, bien
sûr de «Mon légionnaire» qu'on retrouvera, sur ce site, chanté par
l'inoubliable Marie-Dubas.
[2] Ce qui faisait dire à
une de nos correspondantes, il y a quelque mois : «Quoi ! Quarante-sept
ans... déjà ?» Hé oui...