
Jean d'Arc, parlant de la carrière
d'Ouvrard (père),
disait qu'elle n'avait qu'un point noir et ce point noir, c'était Paulus,
qu'Ouvrard ne s'en défendait pas, qu'il avait une estime sincère pour son
talent mais qu'il avait tout fait pour éclipser son rival. «L’idée d’égaler
d’abord, puis de surpasser Paulus, a toujours été sa grosse préoccupation.»
Ouvrard lui-même a avoué
que Paulus avait considérablement aidé sa corporation en étant le premier à toucher de gros
appointements et, par son nom, à élargir le public du concert.
Jules Lemaître, quant à
lui, faisait remarquer «qu'il se peut que M.
Paulus n'ait, pour talent, que sa voix, sa tête, son assurance et
l'extravagance de sa mimique... Mais c'est déjà quelque chose...»
Brunschwig,
Calvet et Klein (100 ans de chanson française - Seuil, 1972) précise que
«Paulus marque visiblement un tournant dans l'histoire de la chanson
française : [avec lui] l'ère du vedettariat a commencé.»
Dans un des rares
articles que le Larousse Illustré a consacré à des vedettes de la
scène (et en particulier du café concert), celui paru deux ans après sa mort
mentionne que «Paulus fut un artiste d'un réel talent.» - Un immense
compliment pour ce journal plus spécialisé dans les biographies de médecins
et de professeurs obscurs et les photos des tableaux exposés dans les Salons
d'Art officiels. - Le
lire
ici.