Décédait, hier, à Paris, il y a cent ans, Jean-Paul Habens dit
Paulus, la plus grande de toutes les vedettes du Café-concert de la première
époque (1840-1900). - Pendant près de quarante ans, de Paris à Moscou, de
Marseille à new York, de Londres à Budapest, il a chanté des refrains qui sont
devenus des classiques de la chanson française : En revenant de la revue, Le
père la Victoire, Derrière la musique militaire, Je me rapapillotte, Les
pompiers de Nanterre...
Il n'a malheureusement pas pas été endisqué. Méliès l'aurait filmé mais on n'a
jamais retrouvé la trace de ces films. Et, en 1906, lorsque Alice Guy tourna ses
phonoscopes, il était, à toutes fins utiles, à la retraite.
Avec ses cachets astronomiques, ses frasques, son style de vie, ses dépenses,
ses faillites même, feraient, de lui, aujourd'hui, la une de tous les journaux.
Pour plus de renseignements, voir nos différentes pages ci-dessous.
Enregistrement ?
Aujourd'hui, pour le centième anniversaire de sa disparition, nous avons pensé à
vous faire jouer un de ses tout premiers succès, enregistré par le duo Bach et
Laverne en 1933.
Voici donc, de Philibert et Burani pour les paroles et d'Antonin Louis pour la
musique, Les pompiers de Nanterre créé, selon Martin Pénet, par Jules Perrin à
l'Eldorado, à Paris, en... 1868 :
Et
puisque on n'en chante que deux couplets, pourquoi ne pas vous en donner un
troisième :
Comme un n'héros, dans l'incendie
Risquant ses jours... même sa vie !
Pour extirper l'humanité
De la.., combustibilité
Pas besoin de leur crier
Dans la bouillante lave :
Camarade, soyez brave
Comm' César et... pompez !
Vous verrez : c'est charmant comme tout et puis ça
vous reste en tête toute la journée.