À l'Eldorado un trio de belles artistes s'est ajouté à la troupe.
Mlle Pazzotti, une excellente chanteuse d'opérette et d'opéra-comique. Outre
le répertoire des théâtres, chante la chanson de genre avec brio. Succès de
bon aloi.
Une toute jeune débutante, Louise Berthier. Grâce mutine, voix au timbre
agréable ; des yeux intelligents, au regard malicieux ; dit très finement.
Elle est comédienne et l'opérette va l'accaparer pendant quatre ans où elle
ira se faire applaudir en Russie, à de brillantes conditions ; puis, reviendra
à la Scala, aux Ambassadeurs et sera la charmante commère des Revues sur
différentes scènes importantes de Paris. Quittera la scène en 1892, dans tout
l'éclat de sa jeunesse, pour épouser l'éditeur Émile Benoit. En secondes noces
choisira pour son heureux conjoint, un camarade, le joyeux comique Sulbac, que
nous verrons bientôt apparaître.

Louise
Berthier
Et la superbe Juana ! Ce nom seul évoque les pays du soleil, des créoles et
des gitanas qu'elle a tant chantés. Boulevard de Strasbourg on l'appelle Juana
l'espagnole ; sa brune tête, son type mauresque, justifient ce surnom. Et
pourtant elle est née à Dôle, mais on sait que son pays fut sous la domination
espagnole au XVIIe siècle et on s'explique que notre franc-comtoise ait les
yeux et les cheveux d'une belle de Grenade.
Un organe superbe, large, sonore. Elle triomphe littéralement. Qui ne se
rappelle ses brillants succès : La Sérénade interrompue, Naples, Berceuse
cosaque, Chanson Andalouse, Palerme, et tant d'autres ? Les auteurs, les
compositeurs les plus en vue, travaillent pour elle ; Paul Bilhaud, Léon
Labarre, Jacques Grancey, Alfred d'Hack, Godefroy,
Villebichot, Chautagne,
cinquante autres sollicitent ses interprétation. Tout ce qu'elle a créé est
devenu populaire ; ses chansons courent toujours dans les rues et les salons.
Je citerai - non la meilleure au point de vue artistique - mais celle qui
s'est le plus répandue dans les masses : Sous les bambous, musique d'Alfred
Hack, un des plus fins, des plus féconds compositeurs du café-concert en
général et de l'Eldorado en particulier ; adoré de ses interprètes, aimé par
tous. Professeur de musique au collège Rollin, il a été enlevé jeune encore, à
notre affection sincère, mais son œuvre a survécu ; demandez plutôt aux
éditeurs.

Juana
***
L'Eldorado vient d'avoir une excellente presse qui a couvert de louanges
Robert Macaire et Bertrand en voyage, opérette du bon petit père A. Jouhaud,
musique de
Charles Malo, joué par
Perrin, Gaillard, Hurbain, Mathieu, Mme L.
Roland, Dalty et Piccolini. La salle s'est tordue à l'entrée de
Perrin et de
Gaillard dont la fantaisie artistique avait reconstitué de façon inénarrable
les fameux costumes traditionnels de Robert Macaire (Perrin) et de Bertrand
(Gaillard). Les photographes font la queue à la porte de la loge pour
solliciter la reproduction de ces deux superbes types. Et c'est réussi :
jugez-en.

Gaillard et Perrin
dans
Robert Macaire et Bertrand
***
On propose de m'emmener au dîner des Rieuses, cette fameuse réunion des jolies
actrices de Paris que présidait la spirituelle et belle Julia de Cléry (du
Vaudeville).

Julia
de Cléry
Il paraît qu'on s'y amusait ferme et qu'en guise de benedicite ces dames
chantaient en chœur :
En avant les propos fripons
Et jetons, rien ne nous arrête,
Nos jupons par dessus la tête.
Nos bonnets par dessus les ponts !
Mais je suis pris ce soir par le service ; il me faut rengaîner mon envie. Par
compensation, le lendemain, l'ami
Bruet, m'emmène au dîner des Pierrots, à la
Porte Maillot, chez Gillet.
C'est une réunion d'artistes, fondée par Montrouge, en 1864. Quelle joyeuse
tablée ! on y voit, parmi les pierrots Silvain, Coquelin cadet,
Darcier,
Sellier, Michot, les frères Lionnet, Georges Lamothe, Maton,
Berthelier, Fusier, Belhomme, Lacombe, Galipaux,
Bruet et bien d'autres ;
Thérésa et
Mme
Macé-Montrouge brillent à la tête d'une pléïade de jolies pierrettes.
Montrouge a fait du chemin depuis qu'en 1859, il jouait chez Léon Sari, aux
Délassements-Comiques. C'est maintenant le modèle des compères de revues. Il a
épousé
Marguerite Macé alors qu'elle était sa pensionnaire aux Folies-Marigny.
Dame ! ils avaient fait des tournées et joué trois cents fois les Pied de
mouton. On ne se donne pas la réplique pendant trois cents soirées, sans qu'il
en résulte un certain attachement. Cet attachement s'était noué définitivement
par un mariage. Montrouge appelle Marguerite ma grosse chérie ; elle lui
répond : petit père. La lune de miel semble encore durer. Pourtant les
camarades assurent qu'il y a des éclipses partielles, visibles des coulisses,
à certaines heures.
Montrouge dirige les ébats des Pierrots et Pierrette avec une verve endiablée.
On fête ce soir la centième agape et Armand Silvestre, un des pierrots, a rimé
une délicieuse invitation, illustrée non moins délicieusement par Régamey.
***
En ami 1882, je fus engagé au Concert de l'Exposition de Bordeaux par M.
Potier, directeur, qui avait en même temps le Grand Théâtre.
Parmi les artistes : Galipaux, un enfant du pays, qui monologuait déjà avec
beaucoup de verve,
Pacra et Zélie Weil. L'orchestre excellemment dirigé par le
maëstro Auvray.

Galipeaux
Je fis florès avec mes derniers grands succès La Chaussée Clignancourt, le
P'tit bleu, Derrière l'omnibus et une chanson amusante Ma femme est en voyage.
J'avais à Bordeaux, un admirateur enthousiaste, un ancien camarade de 1870.
C'était Coulon, un bon colosse, honnête, en tout solide, comme on dit là-bas.
Toute l'exagération que le soleil de Gascogne peut mettre dans un cerveau
était décuplée dans le sien.
Il avait un culte pour moi. Chaque soir, dans la salle (où il payait sa place
n'ayant jamais voulu de faveur) il attendait mon entrée et tonnait alors :
«Attention hé ! Paulus va chanter !» Très populaire à Bordeaux, son
enthousiasme pour moi amusait le public et l'emballait à sa suite. Coulon
valait toute une claque !
Quand il voyait arriver l'instant où je lançais ma note suraigüe, mon
triomphe, il se dressait et me criait : «Fous l'y l'ami !». On se tordait. À
ses côtés il ne fallait point qu'on discutât mon talent. Il était consacré par
lui, donc il devait l'être par l'Univers entier. Un jour un de ses voisins
d'orchestre dit que j'étais né à Bayonne. Coulon proteste ; pour lui je ne
pouvais être que bordelais et bordelais de Saint-Seurin encore. Discussion
très vive qui se prolonge jusqu'à la sortie où je suis obligé de m'interposer
entre les contradicteurs, et d'avouer que je suis né à Bayonne. Je vois encore
l'air indigné de Coulon s'écriant, en me montrant du doigt : «Il se dit de
Bayonne !»
Il organisait à mon intention des festins aux environs de Bordeaux, où j'étais
gâté, choyé… un peu trop parfois. Un jour qu'on avait trop fêté les crûs
girondins, nous étions tous tellement éméchés que je faillis ne pas arriver à
temps aux Quinconces où je chantais. Et quelle frousse ! je sentais mon état
d'ébriété ; il était trop visible, ; qu'allait dire le public ?… Je savais
bien que les camarades, dans la salle, étaient prêts à soutenir de leurs
bravos ma verve chancelante, mais ça ne me rassurait pas.
Heureusement, je chantais le
P'tit Bleu. Je titubais plus que de coutume, on
crut l'effet voulu ; ce fut un triomphe tel, qu'à la sortie, il fallut aller
l'arroser de nouveau.
***
Cet hiver là, M. Dormeuil, directeur des Menus-Plaisirs m'offrit de jouer dans
une revue de W. Busnach, Volapük-Revue. M. Mussay, mari de Céline Chaumont,
administrateur et, je crois, associé, avait insisté pour qu'on m'engageât.
Luxueusement montée, bien jouée, la pièce eut plus de cent représentations.
C'était mon début au théâtre et je n'en menais pas large !… Je dus paraître
fort emprunté d'abord, mais ma volonté, mon travail acharné me mirent au
point.
J'avais à lutter contre un public qui se méfiait : je réussis, puisqu'il le
prouva par ses applaudissements ; mais je ne convainquis guère les camarades
qui ne comprenaient pas que la Direction eût été prendre un gambillard de
café-concert, alors qu'il y avait dans la maison tant d'artistes véritables
pour tenir ces rôles !
Au 1er acte, je faisais un compère ; au 2e acte Dailly me remplaçait, très
applaudi, en enfant gâté du public qu'il était.
Un tableau représentait la reconstruction de l'Hôtel-de-Ville.
Il y avait sur la scène, rangées symétriquement, les statuettes destinées
aux niches du monument. Comme dans ce tableau, je faisais un gavroche, il me
prit la fantaisie de sauter à pieds joints par dessus ces statuettes.
L'effet fut très grand : on ne s'attendait pas à tant d'agilité et de
souplesse de la part d'un gavroche de… 36 ans. Mais le clou de la Revue, ce
fut la Chaussé Clignancourt
que j'intercalai dans la pièce.
La Presse me couvrit d'éloges et le nez des artistes véritables s'allongea
encore un peu plus.
***
J'allai, après mon passage au Menus-Plaisirs, donner quelques représentations
en province, J'y rencontrai plusieurs de mes camarades en vue, entr'autres
l'humoriste Reyar et Paula Brébion.

Paul
Brébion
Qu'elle était jolie cette Paula Brébion quand je le vis pour la première fois,
presque enfant encore, au Pré Catelan de Toulouse ! Un ensemble de contours
gracieux et de fossettes mignonnes. Une voix menue qui plus tard s'est muée en
contralto puissant. De bonnes petites camarades ont insinué que c'était
l'effet d'une laryngite mal soignée. Peu importe la cause, le résultat fut
merveilleux. À son répertoire joliet, gracieux mais faiblard, succéda le genre
Amiati. Elle se fit une place à côté de celle-ci. Son geste sobre, sa diction
pathétique et puissante en ont fait une des étoiles de Concert.
***
Au mois de juin je remplis mon engagement à l'Alcazar d'été (125 francs par
jour) et mon succès y fut si retentissant que de belles propositions me
vinrent de tous les côtés.
Le Concert Parisien avait un nouveau directeur, Régnier, dit Kosmydor (surnom
que lui valait un vinaigre de toilette qu'il avait lancé). Il me pria de venir
le voir.
Je me trouvai en face d'un homme, très prolixe, qui me dit vouloir rénover le
Concert-Parisien, un peu démodé, et en faire l'égal, au moins, de l'Eldorado.
Il avait - disait-il - engagé une troupe d'élite à cet effet, amis il y
manquait encore… Paulus. Il m'offrit 150 francs par jour ; j'en demandai 200 ;
on coupa la paille en deux ; je signai à raison de 175 francs par jour, pour
toute la saison d'hiver.
Je débutai le 1er septembre 1882. La troupe était fort bien composée ; il y
avait, parmi maints bons artistes, Fusier, Rivoire, Teste,
Demay et Léa
d'Asco.

Léa d'Asco
Le chef d'orchestre était Massagé.

Rivoire
Rivoire était un artiste de premier ordre. Sa vogue fut grande, surtout au
Concert-Parisien où il se sentait chez lui. Il représentait des miséreux, des
voyous, des crève-la-faim. Avec sa longue silhouette, sa face glabre,
maladive, sa voix pâle, il arrivait à des effets énormes de tristesse ou de
rire.
Pierre Rivoire était lyonnais. À seize ans, il débutait aux Célestins, à
raison de six sous par jour, comme comparse ; puis il devint choriste à trente
francs par mois. Ne voyant pas venir l'augmentation désirée, il résilia et
courut la province, chantant des chansonnettes jusqu'à ce que, arrivant à
Paris, il trouvât au Concert-Parisien le succès et le cachet mérités.
Mme Séverine qui prisait fort son talent, lui disait un jour après l'avoir
entendu dans À la glacière, de
Jules Jouy :
- D'où vous est venue cette mimique, cette voix, cette intuition du geste et
de l'accent des misérables ?
Le pauvre Rivoire leva sur elle son œil mélancolique et répondit :
- J'ai eu faim et j'ai eu froid… je me suis souvenu.
Il est mort à quarante-quatre ans, épuisé par la maladie.
***
Teste, un petit homme tout rond ; des yeux pétillants de malice, de la verve,
bon comédien, intelligent, débrouillard, aimé du public. Parolier et musicien
entre temps ; est le compositeur de la scie célèbre La sœur de l'emballeur,
dont Reyar avait écrit les paroles et que la joyeuse
Demay
a lancé avec son
brio incomparable.
À la Scala, Mme Graindor [voir
à
Gustave
Michiels]
continue à égrener son répertoire avec un art
consommé. Elle vient de jouer une opérette de Siégel, musique de
Michiels Les
deux modèles avec Victor et Mme Heuzet, succès très grand et justifié.

Heuzet,
Victor et Graindor
Parmi la troupe masculine se signalent :
Bruant, qui commence à se faire
applaudir dans ses œuvres et dont nous reparlerons quand il aura grimpé sur la
Butte et conquis la notoriété ; Derame, excellent dans ses imitations et dont
le succès fut grand partout : Paul Bert un fin comédien.
***
Émile Mathieu est mort. On se rappelle que nous avons parlé de la superbe
femme, sa légitime, dont la beauté faisait recette au café Moka. Et le
spirituel Parisis (Émile Blavet), à qui nous empruntions ce récit, disait
qu'on ne savait ce qu'elle était devenue depuis. Il en a eu des nouvelles,
longtemps après, et les a données aux lecteurs de sa charmante Vie Parisienne
:
«L'autre jour, un ancien chanteur de café-concert, devenu commis-voyageur en
bijouterie, s'installa dans une maison meublée de la rue de l'Orillon, là-bas,
vers Belleville. Le matin, comme il achevait sa toilette, une femme aux
cheveux tout blancs, mais à l'allure très jeune, et dont le visage pâle
montrait encore les vestiges d'une radieuse beauté, entra dans sa chambre et
commença, sans mot dire, à réparer le désordre de la nuit. Les
commis-voyageurs sont galants. Notre bijoutier, pour ne pas faillir à la
tradition, voyant une taille bien prise, se mit en devoir de la serrer dans
ses dix doigts. Mais cette fantaisie gaillarde fut immédiatement réprimée, et
la servante, d'un ton où il y avait plus de tristesse que de colère :
- Bas les pattes ! Ne voyez-vous donc pas la couleur de mes cheveux ?
- Qu'est-ce que cela prouve ? répondit le bijoutier, on a des cheveux blancs à
tout âge. Et puis, vieille ou jeune, vous êtes très belle, parole d'honneur !
La pauvre femme eut un sourire où l'orgueil se nuançait de je ne sais quel
ressentiment amer. Elle poursuivit, après une pause :
- Belle, dites-vous ? qu'auriez-vous dit il y a trente ans ! Mais vous tétiez
encore votre nourrice quand Madame Mathieu, la belle Madame Mathieu faisait
courir tout Paris au Café Moka.
- Comment !… la belle Madame Mathieu, c'est vous ?
- En chair et en os… plus d'os que de chair, par exemple !
-
Alors, Mathieu, mon ancien camarade de café-concert, qui disait et composait
des chansonnettes, c'était votre mari ?
- Ah ! ne me parlez pas de ce paroissien ! il m'a lâchement abandonnée !… et
depuis dix-huit ans il ne s'est jamais inquiété si j'étais morte ou vivante.
- Toutes les haines doivent désarmer devant la mort.
- La mort ! Eh ! quoi, Mathieu ?
- Hélas ! oui, il y a quelques mois que nous l'avons mis en terre ! On ne vous
a donc pas prévenue ?
- Qui l'aurait fait ? je n'existe plus pour personne.
- Mais les journaux ?
- Est-ce que j'ai le temps de lire ? J'ai bien assez à faire à gagner ma vie,
où plutôt à m'empêcher de mourir !
- Mais tout cela va changer. Mathieu n'est pas mort pauvre. J'ignore s'il
laisse de l'argent, mais il laisse un répertoire qui se chante un peu partout
et qui doit être d'un joli rapport. Vous êtes son héritière, faites valoir vos
droits.
- Tout de suite. Entre nous, je suis lasse de cirer les bottes et de frotter
le parquet !… Vous ne voudriez pas que je joue la comédie des pleurs… Il y a
si longtemps que je suis veuve !
Et voilà comment celle qui fut la belle Mathieu se présenta avant-hier, au
guichet de la Société des auteurs et compositeurs de musique, en compagnie de
M. Javelot, le directeur de Ba-ta-clan et, son identité reconnue, émargeait
aux lieux et place de son mari décédé.
Qu'on vienne après cela nier la Providence».

Émile
Matthieu
Deux types de Roger-Bontemps que j'ai souvent vus à mes côtés. Deux joyeux
artistes de sexe différent.
L'une, c'est
Marguerite Dufay, une appétissante jeune femme, ronde au physique
comme au moral ; mi-Demay, mi-Bonnaire, se faisant applaudir par son brio et
l'exubérance de ses charmes sans artifices.
L'autre c'est
Caudieux (Albert pour les dames).
Un bon gros garçon, ancien zouave, qui fut prisonnier de guerre des Prussiens
pendant la campagne de 1870-71 et interné à Polzin où il charma ses ennuis, et
ceux de ses compagnons d'armes malheureux, en chantant des chansons.
Bonne voix. Il a commencé dans le genre
Libert. Maintenant, il a la spécialité
des notaires en rupture de contrats et qui viennent larder le leur de coups de
canif, dans les endroits joyeux où l'on s'amuse à Paris.
Malgré son bedon, esquisse des jetés-battus et pince un rigodon comme pas un.
Joue aussi la comédie avec entrain et succès.
***
Si le répertoire de l'Eldorado était bien fait, en général il ne faut pas en
conclure qu'il en était de même partout et que les beuglants produisaient des
couplets soignés de forme et de fond.
Sans atteindre à l'obscénité des chansons actuelles - car dame Anastasie
aurait montré ses longues dents et brandi ses redoutables ciseaux - beaucoup
des chansons d'alors étaient aussi idiotes que celles d'aujourd'hui.
Comme exemple, les anciens amateurs des cafés-concerts, se rappelleront avoir
entendu ce refrain qui eut du succès et dans lequel la distinction, comme la
rime, brillaient par leur absence :
Mam'zelle Anastasie
Qu'il est bien vot' lapin !
C't'anné' si fait des p'tits
Faudra m'en garder in.
***
Suite au
Chapitre XXV