
Chansonnier né à Roubaix le 20 février 1820, mort à Paris,
dans la presque misère (parce qu'il a toujours refusé les cachets), le 24
avril 1893.
Dans la misère, oui, mais pas méconnu : le très
sérieux New York Times (entre autres), dans un article publié quelques
jours après sa mort, signala sa disparition en des termes fort élogieux... et ce, à
un moment où on avait déjà cessé de compter le nombre de volumes publiés
sous son nom : romans, pièces de théâtre, opérettes de salon, récits de voyage et même poèmes que,
souvent, il mettait lui-même en musique.
Les thèmes traités par Gustave Nadaud furent
divers et contribuent, encore aujourd'hui, à refléter l'histoire, la
politique, la vie quotidienne de son époque.
Au nombre de ses chansons, on compte «Le soldat
de Marsala» qui fut enregistré par moins d'une douzaine de fois ne
serait-ce qu'au cours des derniers dix ans, «Pandore» ou «Les deux gendarmes»,
(les deux interdites sous le Second Empire mais qui sont toujours
d'actualité), «Les deux notaires» qu'Yvette Guilbert n'hésita pas à conserver longtemps dans son répertoire et «Les ruines de Paris» reprise en 2001 par Philippe Meyer au Théâtre des
Abbesses.
Georges Brassens, qui a enregistré son «Roi
boiteux» et son «Carcassonne» (Je me fais vieux, j'ai soixante
ans, J'ai travaillé toute ma vie...) s'en est souvent inspiré.
À Paris, aujourd'hui, une rue porte son nom (16e)
et ses cendres reposent au cimetière de Montmartre.
On trouvera en annexe une chanson typique de
Gustave Nadaud :
La Lorette,
écrite en 1849.
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