Félix Mayol a tourné dans quelques films dont
Le
filon du Bouif de Louis Osmont (1922), Aux urnes citoyens !
de Jean Hémard (1932) avec Léon Belières (et un tout jeune Claude
Dauphin) et La
dame de chez Maxim's d'Alexander Korda (1932) avec André Alerme et
Madeleine Ozeray.
On le retrouve également dans divers documentaires
tournés au cours de la Première Grande Guerre dont un intitulé L'œuvre
du réconfort au soldat (Pathé 1916).
Il joue également un rôle de second plan dans un film
mettant en vedette Maurice Chevalier à ses débuts :
Une soirée mondaine
de Henri Diamant-Berger (1917). Dans cet étonnant film (surtout à cause de la
prestation de Chevalier), Mayol mime (chante) la première partie de Les
mains de femmes comme il avait l'habitude de le faire au cours de ses
spectacles.
Par ailleurs, Gaumont posséderait plusieurs
phonoscènes [1] mettant en vedette Mayol, tournées en 1906 par la pionnière du cinéma
Alice Guy. - Une de ces phonoscènes, restaurée par Lobster Films, et
dans laquelle Mayol chante Questions indiscrètes
[2] a
fait l'objet d'une unique projection le 9 octobre 1991 au Théâtre des Champs
Élysées dans le cadre d'une soirée bénéfice mais la même a été incluse dans un
documentaire de Pierre Philippe intitulé Le roman du Music-Hall (Arte
- 1993). - Un autre film de Pierre Philippe, Les mille et une marguerites
(1997), contient également quelques secondes d'un deuxième phonoscène : La
Paimpolaise. - Finalement, il faut signaler Le jardin oublié : la vie
et l'œuvre d'Alice Guy-Blaché tourné en 1995 par Marquise Lepage
récemment présenté sur les ondes de ART-TV. qui contient un extrait de Rosine.
Les autres phonoscènes auraient pour titres :
À la cabane Bambou
C'est une ingénue
La fifille à sa mère
Le jeune homme et le trottin
Lilas blanc
La mattchiche
Le petit Grégoire
Le petit panier
La polka des trottins
Si ça t'va
Viens poupoule
Chez Gaumont également, six (6) chansons filmées, sous
la direction de Georges Lordier, auraient été tournées en 1918. Ce sont, Mayol
chantant :
La balance automatique
Come Darling
Cousine
Les mains de femme
Le petit Matelot
La petite Bretonne
(Les informations qui précèdent nous ont été fournies
par Monsieur Eric Lange de Lobster Films.)
Ces phonoscènes ou chansons filmées dormiraient
toujours dans les archives de Gaumont.
Actualités Gaumont et
Pathé Journal ont,
par ailleurs, souvent tourné des images de Mayol aux fils des ans : Mayol en
tournée, Mayol chantant pour les soldats au front [3],
Mayol chantant dans la rue, Mayol aux obsèques de Fragson,
etc. - Les obsèques de Mayol ont d'ailleurs fait l'objet d'un court reportage
dans le journal filmé du 6 novembre 1941 (Pathé Journal de Marseille).
Finalement, on pourra apercevoir Mayol dans quelques
films sur Paris ou la chanson française :
Paris en 1900 et 1925 - Film de 7
minutes composé à partir de rushes tournés par les opérateurs de Gaumont -
Sélection Vidéothèque de Paris
Paris 1900 de Nicole Vedrès
[4] (1946) -
Film exceptionnel car, en plus de Mayol, on peut y apercevoir les
personnalités suivantes : Gustave Eiffel, Marcelle Linder, André
Gide, Liane de Pougy, Caroline Otero, Cléo de Mérode, la Comtesse d'Uzès, Buffalo Bill,
Charles Pathé, Ferdinand Zecca, Paul Valéry,
Guillaume Apollinaire, Louis Blériot, Maurice Chevalier,
Mistinguett,
Polin,
Polaire, Jean Mounet-Sully, Léon Bonnat, Auguste Renoir, Claude Monet, Auguste
Rodin, les présidents de la République Armand Fallières et Raymond Poincaré, Sarah Bernhardt, Léon Tolstoï, Jean Jaurès, Colette , Aristide Briand, Léon Blum, Arthur Meyer et Maurice
Barrès. - Alain Resnais a également contribué à ce film. - Prix Louis Delluc 1947
[5].
La rue de la Gaïté (série Les Heures
chaudes de Montparnasse) de Jean-Marie Drot (1963)
Extraits disponibles sur ce site :
De 1902, un court extrait (sept secondes) de Mayol
chantant La Mattchiche. Un des phonoscènes tournés par Alice Guy
:
De 1906, un extrait un peu plus long
(dix-huit secondes) d'un autre phonoscène d'Alice Guy où Mayol chante Rosine :
(Un montage de photos tirés de ce phonoscène se
trouve en
annexe )
De 1915, un extrait un peu plus long de Mayol
chantant Bou-dou-ba-da-bou devant des soldats sénégalais
- Actualités Gaumont (voir la note 3 ci-dessous) :
Et, finalement, de 1905, un phonoscène complet
: Mayol chantant La polka des trottins d'A. Trébitsch et H. Christiné :
De 1932, un extrait, sonore cette fois-ci,
d'un pot-pourri tiré d'Aux urnes citoyens de Jean Hémard qui a été
mis à notre disposition par Monsieur Jean-Philippe Maran où l'on
retrouvera un Mayol, vieilli certes, mais non sans humour :
Mayol, Sauce mayollaise
[1]
Les
phonoscènes d'Alice Guy sont les ancêtres de nos vidéoclips : l'artiste
enregistrait d'abord un disque puis, pendant qu'on le faisait tourner, on le
filmait en train de "mimer" sa chanson. - Les deux étaient : a) joué et b)
projeté en même temps.
[2]
Cliquer sur la photo tirée de ce
film :
[3]
Un extrait
montant Mayol chantant Bou Dou Ba Da Bouh (avec son ajouté à partir de
l'enregistrement sur disque) fait partie de la série Notre Siècle (Pierre Philippe), épisode 1914-1918, derrière le front -
Gaumont 1993, distribué par Montevideo (Périodica en Amérique du Nord).
[4]
Auteur-réalisatrice-journaliste-romancière-essayiste-dramaturge (etc.) née
Nicole Raïs en 1911, décédée en 1965, réalisatrice de La vie commence
demain (1949), un documentaire plus ou moins romancé mettant en vedette
Jean-Pierre Aumont (l'homme d'aujourd'hui) qui guide André Labarthe (l'homme de
demain) dans une suite de discussions avec des personnalités qui jouent leur
propre rôle : Le Corbusier (en architecte), André Gide (en écrivain), Pablo
Picasso (en artiste), Jean Rostand (en biologiste) et Jean-Paul Sartre (en
existentialiste). - Madame Vedrès a également tourné en 1953 un documentaire
avec Jean Rostand intitulé Aux frontières de l'homme.
[5]
Parmi les
événements et séquences remarquables : l'inauguration de la première station de
métro par le préfet de police Louis Lépine; un défilé de suffragettes; les
inondations et la crue de la Seine en 1910; les fêtes foraines à Luna Park; un
numéro de music-hall au Moulin Rouge; les premières projections des films de
Georges Méliès; l'éclipse de soleil de 1912; la chute d'un homme-volant de la
Tour Eiffel; l'arrestation de Bonnot; les grèves aux chemins de fer; la
mobilisation générale en 1914 et le départ des trains de soldats à la Gare de
l'Est.