Les
renseignements contenus dans cette page et ses annexes sont le résultat de recherches qui
sont toujours en cours et sont donc susceptibles d'être modifiés. - Ils le
seront, le sont en fait, au fur et à mesure que de nouveaux renseignements nous parviennent.
Comme
toutes les discographies réparties sur plusieurs formats (cylindres, disques acoustiques et disques électriques repris, de plus, en 33t et en
CD), la discographie de Mayol est très complexe particulièrement du côté de Pathé qui a publié des dizaines de titres sous différents numéros
et à différentes dates. - Nous la présentons donc en plusieurs volets.
Pour les illustrations
sonores, se référer plutôt sur notre page intitulée
"extraits
sonores".
La discographie des enregistrements originaux de
Félix Mayol, mis en marché sous différents formats (cylindres et disques),
s'étire sur plus de trente ans. Elle n'a jamais fait l'objet d'une
compilation complète ou même systématique. - Plusieurs repiquages sur vinyle
et sur CDs ont été publiés au cours des dernières années mais jamais, à notre
connaissance, à partir des matrices originelles sauf de rares exceptions. -
Les dates d'enregistrement sur ces repiquages, lorsqu'elles sont indiquées -
ce qui n'est pas toujours le cas -, portent à confusion : ce sont parfois
celles des enregistrements, parfois celles de leurs premières ou deuxièmes
ou même troisièmes éditions («pressions» à partir d'une même matrice) et, à l'écoute, on peut facilement s'apercevoir
que de nombreuses erreurs se sont glissées dans ces mêmes dates.
Pour ajouter à la confusion, Mayol a enregistré
plusieurs versions de ses grands succès (au moins cinq de Viens
poupoule, cinq de La Mattchiche, cinq
autres de Cousine, etc.) et ce, à différentes époques de sa
vie et sous différentes marques. - Finalement, certains éditeurs, à partir
des matrices originelles ou tout simplement à partir d'une copie, ont mis en
marché des versions modifiées d'un même enregistrement. C'est le cas par
exemple de Viens poupoule (voir à
Chansons de Mayol)
qui, au début des années trente a été publié avec et sans introduction
orchestrale et puis aussi de La Mattchiche qui a été trafiquée jusqu'à
presque la malhonnêteté. - Ajoutons à cela les repiquages, qui, comme nous le
faisait remarquer le discographe
Christian Zwarg, n'ont
pas toujours respecté
la vitesse originale (non seulement pour Mayol mais pour tous les
enregistrements acoustiques), ce qui donne des variations assez
particulières. - Permettez-nous également de ne pas mentionner certaines lamentables restaurations.
Et puis il y a Mayol lui-même qui laisse
sous-entendre dans ses mémoires que ses premiers enregistrements dateraient
de 1904 (Mémoires - Louis Querelle, 1929) alors qu'on retrouve
des enregistrements de lui datant de 1902 et de 1903 (notamment chez
Zon-O-phone et Gramophone).. - «Cette année-là, dit-il, en parlant de
1904, j'ai enregistré quelques heureuses créations :
Lilas blanc, Le jeune homme et le trottin et
C'est une gosse...» sauf qu' il ne précise ni pour quelle marque ni
quand exactement.. - Du Lilas blanc et du Jeune homme et le
trottin, les premiers enregistrements retrouvés datent de 1905 et nous
n'avons pas encore à ce jour trouvé de traces de ce C'est une gosse...
Cela étant dit, mentionnons, a titre d'exemple, qu'on
peut retrouver chez Zon-O-phone, enregistrés le ou vers le 12 septembre 1902, onze titres
(dont la première version connue de Viens Poupoule), cinq autres
chez Pathé en date de 1903 (dont une deuxième version de Viens
Poupoule) et soixante-dix-huit autres titres chez Gramophone entre mars
et novembre 1905 de la même année, avec, naturellement, un troisième et une
quatrième version de la même chanson...
On sait qu'il est chez Odéon en juin 1905 (pas de
liste connue) et qu'il y reste jusqu'à la fondation de l'APGA en 1906 où, pendant six ans, il enregistrera à nouveau
une bonne partie de ses succès avant de passer chez Pathé en 1915 (qui
récupérera le catalogue d'APGA) où il
restera vraisemblablement jusqu'au début des années trente. - Nouveaux
enregistrements des succès anciens mais aussi réimpressions des
enregistrements faits des années auparavant.
En 1932, il est chez Parlophone où il
enregistre dix-huit titres dont
: Cousine, Viens Poupoule, Bou Dou Ba Da Bouh et A la Cabane
Bambou, La Mattchiche et les
Mains de femme, six de ses plus grands succès. - Mais la voix
n'est plus et si ces enregistrements permettent de mieux situer le timbre de
sa voix, les effets, eux,
restent à désirer.
Et nous apprenons (juillet 2003 et septembre 2007) l'existence d'un
disque deux faces qui serait un pot-pourri de ses plus grands succès datant
de 1932 de même qu'une parodie (de lui-même) récemment publiée par Labelchanson (2006) intitulée «Je ressemble à
Mayol».
À ces titres, il faut ajouter les enregistrements
hors-commerce (dont tous les disques fabriqués pour les phonoscènes d'Alice Guy) et ceux qui n'ont jamais été mis en marché comme cette épreuve
dont nous avons pris connaissance récemment de «Nos charmants voisins» enregistré chez A.P.G.A. en mars 1907...
C'est ainsi que l'on trouvera, en annexe, ce qui ne peut qu'être qualifié que de «discographie
partielle» de cette grande vedette du caf' conc' que fut Mayol.
Des corrections, des ajouts ? N'hésitez pas à nous les communiquer !