Ne cherchez pas plus loin : LA vedette du Temps des cerises aux Feuille mortes, c'est lui. -
Oubliez les Trenet,
les Rossi, les Damia qui allaient le suivre. Oubliez ceux ou celles que l'âge, la malchance, la
petite histoire allaient malheureusement confondre. Oubliez tout : LA vedette, celui dont on chante encore les refrains, c'est lui.
Vous ne nous croyez pas ?
Alors écoutez bien. Trois passages de ses
refrains les plus célèbres. Quelques secondes tout au plus.
D'abord un petit tour en 1900 (22
secondes)
Vous saviez qui avait créé la chose qui suit ? (39 secondes)
Et qu'avez-vous à dire par rapport à ceci : (40 secondes)
Ça y est ? -
Vous avez replacé un peu ? Les mains de femme, bien sûr et puis la Mattchiche dont vous
aviez peut-être oublié le nom et puis, pour le troisième extrait, à moins
que vous ayez passé votre vie au creux d'une forêt...
Félix Mayol est né à Toulon en 1872 et
il y est décédé, dans son «clos» en 1941.
À ses funérailles (tout de même
filmées) qu'une seule vedette : Georgel, mais c'était
la guerre...
Liane de Pougy a écrit à son propos
une description de ce que pouvait être une de ses représentations en 1906 ou
1907 :
«Mais voici Mayol... On claque, on
claque ! L'orchestre recommence plusieurs fois la ritournelle. Mayol
ouvre la bouche, la referme, gavroche, il esquisse le geste de s'en
aller. Alors des chuts ! se font entendre. Mayol chante.... Cela devient
pathétique, un silence s'établit. Il s'incline, il a fini, il disparaît.
On le rappelle, des tonnerres d'applaudissements, des cris, des
trépignements. Mayol revient. Tout recommence. Il chantait d'habitude
trois chansons qu'il triplait devant son succès habituel. Ce soir-là, il
en a chanté plus de vingt. On ne voulait pas le laisser partir. On lui
jetait des fleurs. Ça n'était plus des cris, mais des rugissements :
Mayol ! Mayol ! Et Mayol donnait, donnait ! À la fin, exténué, il ne
pouvait plus émettre un seul son...»
Sauf qu'elle termine en
disant qu'on l'attendait le même soir ailleurs où tout allait recommencer.
(Liane de Pougy - Mes
cahiers bleus - Plon - 1978)
À Toulon, aujourd'hui, une rue, un
stade, une place, tout un quartier portent son nom.
Dans les pages en annexe, le lecteur
trouvera : des notes biographiques, un album photo, une discographie,
plusieurs textes de ses chansons accompagnés de divers enregistrements (dont
les cinq versions connues de sa "Matchiche"), une
filmographie, ses mémoires (en texte intégral), divers commentaires et, pour
situer Mayol dans son temps, une page contenant des repères
historiques. - Quelques clips également...
Cette documentation a été réunie au cours
des derniers quarante - bientôt cinquante - ans par le responsable de la
plupart des textes et renseignements que contient ce site et qui voudrait
remercier d'avance ceux qui pourraient lui communiquer des précisions ou des
détails supplémentaires, leurs souvenirs de Mayol ou d'autres documents qui
pourraient tout simplement l'aider en en corriger les inévitables erreurs.