Chanteur puis comédien né et mort à Paris (1859-1936).
Il est d'abord
musicien dans l'orchestre de son père, directeur de théâtre à Lyon puis
il passe au Café-Concert où son tour de chant lui vaut de nombreux
succès notamment avec la chanson de
Delormel et
Jules Jouy, «Le
Pauvre Ouverrier» que
Gabin, père, n'hésitera pas à
ajouter à son répertoire :
Je suis un
pauvre ouverrier
Qui cherche tout l'temps à travailler
Mais par un singulier hasard
J'arrive hélas toujours trop tard, toujours trop tard.
Il a également
joué la comédie
(Palais-Royal, Athéné, Mogador) et a fait partie de diverses revues (Folies-Bergère, 1907).
On le
voit même au cinéma, en 1917, dans le film de Fernand Rivers, «Esprit
est-tu là ?» aux côtés de Madeleine Guity (1870-1936).
Il fut aussi éditeur de
musique et, dans les années vingt, président de l'Union des Artistes.
Paulus
parle abondamment de lui dans ses Mémoires (aux chapitres
1,
27,
28 et
29) et il est cité par
Mayol
dans ses Mémoires (chapitre
12).
Deux enregistrements connus
de lui en 1899 (cylindres de piètre qualité) : «Le chauffeur
d'automobile» et «La sonnerie d'alarme».
Et puis deux autres, en
1906, l'une avec Miss Campton, «L'entrevue de Marienbad» et
l'autre avec
Vilbert, «Chanson de l'armée allemande».
À ne pas confondre avec un comédien
du même nom qui se fit connaître, dans les années 1850 à 1870, sous le nom de Grassau.
Voir également
Chansons illustrées - Galerie de portraits