Artiste lyrique et comédienne, née Victoire Macé à Paris le 24 mai 1836
et élevée par sa grand-mère aux Batignolles.
À 13 ans et demi elle débute à
l'École lyrique dans la Fille terrible et la Veuve de quinze
ans de Pierre Adolphe Capelle (rôle joué 3 ans auparavant par
Suzane Lagier aux Variétés) puis, en 1850, elle est au Gymnase avant de passer aux
Bouffes-Parisien d'Offenbach où elle resta jusqu'en 1859.
En 1860, elle part pour Liège en
compagnie de Zulma Bouffar
pour réapparaître à Paris en 1862 à la Porte Saint-Martin dans une reprise
du Pied de mouton pour repartir en tournée (Bruxelles) où elle
rencontre Louis Montrouge (qui chantait à l'Atelier, peu avant 1870
après avoir débuté aux Délassements-Comiques
à la fin des années soixante. - voir à Paulus, Mémoires,
chap.
24)
avec qui elle revient à Paris, aux Folies Marigny créant toute une série de
rôles où on lui trouva, pendant des années, des qualités
extraordinaires de verve et de brio (Lyonnet - voir bibliographie).
Directrice de
La Tertulia, un café-concert sis 7 rue de Rochechouart, 9e (où se
produisit, entre autres, Darcier), d'octobre 1871 à septembre
1873, elle quitte Paris en 1874, pour rejoindre
son mari au Caire où, en sa compagnie, elle joue presque tous les rôles des
opérettes de l'époque avant de revenir encore une fois à Paris (Athénée) où
elle est de toutes les pièces jusqu'en 1897 pour, enfin, prendre sa retraite
et mourir, pensionnaire de la Société des Artistes, à l'âge de 62 ans le 26
novembre 1898.
Parmi ses titres de gloire :
création de «Joséphine vendue par ses sœurs»
de Victor Roger en 1886 et de «L'Hôtel du Libre-Échange» de Feydeau en 1894.)