Un jour,
peut-être, quelqu'un se penchera sur ce «Lorge», de son vrai nom, Charles Joseph Alozar (selon certains), un ex-fonctionnaire de
l'administration cité par tous les auteurs de livres sur la
chanson française ou le Caf'Conc' (qui, de ce fait, citent Paulus,
Thérésa
et même
Chadourne) et qui fut le grand
responsable du Café-Concert tel qu'il a existé de 1870 à 1914 et qui a
exercé une si grand influence sur le Music-Hall.
On lui doit,
avec Paulus, la disparition de la «corbeille» mais surtout la
venue au Caf'Conc' d'artistes en provenance du théâtre (Cornélie) et le droit,
enfin, de porter un costume (et même d'utiliser des accessoires, ne
serait-ce qu'une cane) dans des endroits autres que ces scènes où l'on
déclamait, la plupart du temps en vers, des pièces pour l'édification de
la jeunesse et peut-être aussi l'amusement des plus vieux.
L'endroit où il
a produit ces miracles fut à l'Eldorado, 4 boulevard de Strasbourg, 10e,
dont il devint le directeur le 15 mai 1861 après que trois
administrations eurent conduit l'existence de ce temple à la faillite et
dont il assura la direction jusqu'en 1870.
Voir à ce
propos :