S'il est un personnage curieux de la chanson française de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, c'est bien ce Camille Périer, frère du baryton Jean qui s'est affublé d'une redingote rouge, de pantalons en soie noir, d'un chapeau claque et de gants blancs pour, selon la légende, faire concurrence à Yvette Guilbert...
Né en 1856, il commence à chanter dans les salons vers 1885 des chansons du répertoire lyrique avant de débuter, vraiment à la Gaîté Montparnasse en 1890 avec ce costume bizarre allant jusqu'à chanter à cheval au Niveau Cirque pour disparaître vers 1910, jugeant que la chanson populaire était devenue trop vulgaire.
Sa silhouette a été abondamment dessinée pour attirer la clientèle, clientèle qu'il recruta parmi les grands commerçants du temps où ils n'hésitait pas à aller chanter.
Camille Périer, dit Kam-Hill est décédé en 1935.
A-t-il laissé des enregistrements ? - Quelques uns.
Le répertoires des cylindres [*] Pathé de 1907 contient, par exemples, les titres suivants :
N° 1075 - "La ronde du garde-champêtre"
N° 1076 - "Le pendu"
N° 1077 - "L'omnibus de la préfecture"
N° 1078 - "Les choux"
N° 1080 - "L'inauguration"
N° 1082 - "Le signalement"
N° 1083 - "Un bal chez le ministre"
[*] Ces cylindres ont par la suite été regravés sur disques, ex. :
De ces titres, au moins un à retenir, celui de "L'omnibus de la préfecture", une chanson de Maurice Mac-Nab, musique de Roland Kohr, créée par Mac-Nab au Chat Noir en 1887 et que Kam-Hill chanta pour la première fois en 1891. Nous
n'en possédons pas d'originaux. Aussi, nous ne ferons que de la citer, telle que remise en marché par EPM dans son Anthologie de la Chanson Française, sur un CD intitulé L'esprit Montmartrois :