2008-03-28
Jules Jouy |

Théodore Louis Jules Jouy, dit «la chanson fait homme».
Chansonnier, écrivain, journaliste, peintre et
parolier, il est né le 27 avril 1855 et est mort à Paris le 17 mars 1897.
Il débute en écrivant des articles dans différents journaux (surtout au cours de la période dite du boulangisme), devient membre des hydropathes, passe
au Chat-Noir, dirige un certain temps, le cabaret des
Décadents tout en continuant d'écrire et d'écrire... Plus de 3 000 chansons, des dizaines de revues, des pièces d'ombre, des articles de journaux, etc., etc.
Il
sombra relativement très vite dans la folie non sans avoir touché à presque tous les styles : chansons de café-concert, chansons sociales, chansons patriotiques, chansons anarchistes, chansons
comiques y compris des romances et même des comptines pour enfant.
Publiées dans divers recueils depuis longtemps oubliés à cause, entre autres, de leurs références à la politique ou à la
petite histoire de l'époque, ces chansons mériteraient une relecture ne serait-ce que pour le mordant et l'humour qui s'en dégagent. Ex. :
Gogos, filous et déclassés, Rangez-vous autour de ma poire, Par les ch'mins qu'Badingue
[*] a tracés, Allons prendre d'assaut l'histoire Parjur's, mensong's, et coetera, Pour arriver rien ne m'arrêt'ra Et s'il faut que l'sang du peuple coule, Je ferai tirer sur la foule.
Pour mettre les naïfs dedans, J'dégot' les arracheurs de dents' Les marchands de casse et d'rhubarbe : C'est moi qui suis l'infâme à barbe !
(Air de : La Femme à barbe)
[*] surnom de Napoléon III

Certaines furent créées par les plus grandes vedettes de l'époque dont :
Aristide
Bruant, Yvette Guilbert,
Thérésa,
Mercadier,
Judic,
Fragson,
Paulus ...
Beaucoup de classiques :
«Derrière l'omnibus»
(un des grands succès de Paulus - voir Mémoires,
chap.
23),
«Un bal chez le ministre», «Le pauvre ouvrier»,
«La soularde», «Les pierreuses»,
«Les enfants et les mères»...
Dans le lot, des chansons assez particulières, antisémites, scatologiques ou même carrément anarchiques mais la plupart demeurent
inoubliables.

Références (livre, disque, etc.) :

Le site de Patrick Biau
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