Vers 1903, il débute, coiffé à la
Mayol,
dans un répertoire exclusivement composé de chansons de Mayol, cheveux à la Mayol, muguet à la boutonnière, à la Mayol.
Pour peu, il en serait resté là : en un de ces nombreux imitateurs
de l'idole à la mode ou plutôt en une de ses copies mais, petit à petit, il s'éloigne du maître. C'est ainsi
qu'on le retrouve, par exemple, dans le répertoire de Fragson au début des années dix.
Une chanson datant de cette époque, qui nous a été indiquée par notre ami
Jean-Yves Patte :
Dans mon aéroplane - Un disque Aspri des années
dix (extrait)
Dès lors, il se crée un nouveau répertoire qu'il chantera jusqu'au
début de années trente.
Parmi ses créations, «Le dernier tango»
(Foucher - Doloire, 1912), «La vipère» (Rodor -
Scotto, 1919) et
l'inoubliable «Sous les ponts de Paris» (Rodor -
Scotto, 1913)
qu'on ne sait plus, de nos jours, attribuer précisément à un chanteur en
particulier.
D'autres chansons, aussi :
Les chevaliers de la
purée de J. Bertet, E. Gitral et Vincent Scotto en 1924, Alaska
de Lemarchand, Decaye, Carol et Vincent Scotto en 1926, Visite nocturne
de F. Heintz en 1926, Sans un de Jean Lenoir (1929), Les marchands d'illusions de Blanche Poupon et
René Sarvil en 1930,
etc., etc.
Petit, trapu, il avait une voix plutôt agréable
égalant presque en volume celle d'Adolphe
Bérard.
Né Georges Job, à Paris, le 2 juillet 1884
(10e arrondissement), il y est mort le 8 août 1945, au 64 boulevard de
Strasbourg [*], non sans avoir fait une dernière apparition à Drancy, en 1944.
Enregistrements :
Pour entendre, de lui, son plus grand succès, se référer à notre série de pages sur
La
chanson française en 50 chansons, au numéro 24. Nous parlons, bien sûr de
Sous les ponts de Paris.
On pourra également, dans une page annexe, lire les paroles et l'entendre chanter
La vipère, peut-être, sans doute, son deuxième plus grand succès.
[*] Merci à Monsieur
Philippe Job, petit-neveu de Georgel, pour ces renseignements.