Soprano léger née en 1869
[1], décédée à la fin des années vingt ou au début des années trente, épouse
d'Adolphe Bérard.
Philippe Chauveau (Music-Hall et Café-Concert - Bordas, 1985) la liste parmi les chanteuses qui auraient été, de 1905 à 1920,
mais jamais en vedette, dans divers programmes de l'Alcazar d'été, des Ambassadeurs, du Bataclan, du Casino-Montparnasse, du Divan japonais, de l'Eldorado, chez Fanatasio, aux
Folies Belleville, aux Folies-Parisiennes, aux Folies-Rambuteau, à Gaîté-Montparnasse, etc.
Son répertoire se situait dans le domaine grivois ou, comme on disait à l'époque,
«semi-grivois». - Il ne variait pas beaucoup comme on pourra le constater en notant les répétitions dans la liste qui suit :
Chez Edison, en 1906 (cylindres de deux minutes) :
Satyre et concierge (Emile Spencer) Mon p'tit Nonhomme Soldes et occasions (Fred Pearly)
C'est le printemps, c'est l'amour Metella C'qu'il est rigolo Les mémoires de l'institutrice (Tournayre) L'affaire K-Rus-O (Clément Martin)
Dans le paradis (V. Soulaire / P. Forgettes)
(Tous des enregistrements datant de 1906)
Chez Odéon à la fin de la même année et en 1907 :
Soldes et occasions (Fred Pearly) C'que j'pense (Eugène Jouve) Satyre et concierge (Emile Spencer) Indiscrétions musicales (Pierre Doubis)
La femme cocher (Tournayre) L' explorateur (Emile Spencer) Nos voyages (Charles Helmer) Les mémoires de l'institutrice (Tournayre) Traitement de l'ouie (Villé / C. Baron,) Allô l' téléphone (Emile Spencer) Dans le Paradis (P. Forgettes et V. Soulaire)
Et finalement, chez Pathé, en 1910, des enregistrements qui n'auraient été publiés qu'en 1918
[2] :
L'amour expliqué (Georges Krier) Soldes et occasions (Fred Pearly) Indiscrétions musicales (Pierre Doubis) Le mariage du manchot (Emile Spencer) Retour de Paris (Emile Spencer) Le p'tit jeune homme (Météhen)
Les quelques petits
formats qu'on retrouve encore d'elle (voir ci-dessous) ne nous renseignent pas
plus sur sa carrière qui se termina vers la fin des années vingt.
Paulus, dans ses
«Mémoires» dit d'elle :
«[Elle était] la
seule, après Demay, qui ait su dire des énormités sans choquer. Les
gauloiseries, dans sa bouche, [perdaient] leur gravelure. Le geste [était] sobre, presque nul ; l'œil malicieux [soulignait], mais
discrètement. Elle [avait] la voix prenante et nette qui fait les
parfaites diseuses.»
Repiquages :
On trouvera dans la collection
Anthologie de la Chanson Français chez EPM, album Les
Chansons Grivoises, deux titres de Madame Gaudet :
Traitement de l'ouie (Villé / C. Baron, "Le pendu de Saint-Germain")
et
Dans le Paradis (P.
Forgettes et V. Soulaire), numéro 984782 - ADE 771 (2000).
Enregistrement :
De la collection de
Jean-Yves Patte, un des Pathé de 1910 cités ci-dessus :
L'amour expliqué -
auteurs inconnus
Pas une grande chose,
évidemment, mais cela donne une idée de, comme disait Guitry, «ce dont se
contentaient nos arrières-grands-parents» et qui, tout compte fait, n'était
pas si mal.
Quelques petits formats :
[1] Merci Monsieur Beghin !
[2] Erreur nous signale Monsieur F.
Royer qui nous dit qu'ils ont bien été distribués en 1910 car il en
possède un composé des titres «Soldes et occasions» et «Le
mariage du manchot» :