2008-05-19
Lyne Clevers |

Chanteuse fantaisiste dont la
majeure partie de la carrière s'est déroulée dans les années trente.
Lyne Clevers est née Céline Marie
Rhalewsky (ou Rhalavsky), de juifs immigrés, à Paris le 22 octobre 1909.
Orpheline dès l'âge de huit ans, elle est recueillie par Adolphe Clevers,
directeur de tournée et metteur en scène (théâtre, revues) qui en
fera une des comédiennes de sa troupe dès l'âge de 16 ans. - Elle y
restera jusqu'en 1931.
Petit à petit, elle se fait
connaître (avait déjà commencé à se faire remarquer, chantant, notamment, un
duo avec Saint-Granier en 1930), tournant dans un premier film et faisant
partie de la distribution d'une reprise de Madame de Pompadour des
l'année suivante.
En 1932, on la retrouve dans un
tour de chant au Petit Casino, à la Fourmi, à Bobino, à l’Européen.
Elle se lance ensuite dans
l'opérette : Katinka, à l'Empire, en 1933, Toi et moi (avec
Pills et Tabet, Koval et Pauline Carton), aux Bouffes Parisiens en
1934 avant de se tourner du côté du cinéma tout en poursuivant sa carrière
de chanteuse dans divers cabarets. - Elle fait notamment partie des
pensionnaires d'O'Dett et passe à l'ABC en 1935, À
Bobino, à l'Européen en 1936...
Elle épouse ce qu'il est convenu
d'appeler dans la presse populaire «un
riche industriel», M. Bolloré, directeur des papiers à cigarettes O.C.B. (en 1938), se retire
quelque peu de la scène et disparaît, à cause de ses origines, en 1940 pour
ne reparaître qu'à la Libération, à la radio d'abord, puis plus discrètement
dans divers cabarets pour donner une ultime représentation à l'Olympia en
1954. - Ella a alors 45 ans.
Madame Clevers est décédé le 28
novembre 1991 à Poissy (Yvelines)
Parmi les autres opérettes dont
elle a fait partie :
Au cinéma, Lyne Clevers tournera
avec :
Maurice de Canonge, Michel
Duran et Roland Toutain dans Amours viennoises, en 1931,
sous la direction de Jean Choux et Robert Land
Jeanne Boitel, Jean Galland et
Françoise Rosay dans Remous, en 1933, sous la direction
d'Edmond T. Gréville
Fernand Gravey, Roland Toutain,
Lucien Baroux dans C'était un musicien, la même année,
sous la direction de Maurice Gleize et Frederic Zelnik (dialogue de
Robert Bresson)
Mireille, Janine Guise et
Armand Bernard dans Les vingt-huit jours de Clairette, en
1933, sous la direction d'André Hugon
Raimu, Hélène Robert et Colette
Darfeuil dans Minuit, Place Pigalle, en 1934, sous la
direction de Roger Richebé
Noël-Noël, Raymond Cordy et
Saturnin Fabre dans Mam'zelle Spahi, la même année, sous
la direction de Max de Vaucorbeil
Jean Auistapace, Lucien Baroux
et Julien Carette dans Le billet de mille, idem, sous la
direction de Marc Didier
Marie Belle, Pierre
Richard-Willm et Charles Vanel dans Le grand jeu, idem,
sous la direction de Jacques Feyder
Fernandel, Pierre Larquey et
Jacques Louvigny dans Le cavalier Lafleur, idem, sous la
direction de Pierre-Jean Ducis
Jules Berry, Mady Berry et
Maurice Escandre dans Jeunes filles à marier, en 1935,
sous la direction de Jean Vallée
Françoise Rosay, Jean Murat et
Louis Jouvet dans La kermesse héroïque, la même année,
sous la direction de Jacques Feyder
Lucien Baroux, Rivers Cadet et
Germaine Laugier dans Qautre heures du matin, en 1937,
sous la direction de Fernand Rivers
Raimu, Michèle Morgan et Marcel
André dans Gribouille, la même année, sous la direction de
Marc Allégret (scénario de Marcel Achard)
Treize films dont on oubliera la
plupart sauf, naturellement, La kermesse héroïque où elle
joue le rôle de la poissonnière.
Discographie :
La discographie de Lyne Clevers
compte tout au plus 70 à 80 faces qui vont de la chanson sentimentale à la
chanson fantaisiste avec quelques excursions du côté de la chanson plus
sérieuse.
Il y a eu des amateurs, et il
doit en exister encore, mais à l'écoute, avec le recul, on a peine à
distinguer ce qui la rendait différente des autres chanteuses
sentimentales et fantaisistes de son époque. - Lui préférer, à notre avis,
Damia, Lucienne Boyer,
Suzy Delair et surtout, dans son style le plus connu, Marie Dubas.
Citons au passage :
Ce petit chemin - 1933 -
(Mireille et
Jean Nohain)
Étrange et douce chose - 1934
(de l'opérette Toi c'est moi - Musique de Moyses Simons)
C'est la vie - 1934 (idem)
Une petite auto
- 1935 - (C.
François et A. Lasry)
Une marguerite
- 1935 - (idem)
La Cucaracha - 1935 - (Folklore
mexicain, adapté par Robert Chamfleury)
La Pampa - 1936 - (de
l'opérette La chanson du bonheur)
Rio de Janeiro - 1936 - (idem)
Comme un enfant - 1936 - (de
l'opérette Normandie)
Je voudrais en savoir davantage
- 1936 - (idem)
Mandarines - 1936 - (Lucien
Boyer et René Sylvano)
Et, après la guerre :
Deux «récents» CDs ont repris ses plus grands
succès :
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