Mayol,
Polin,
Yvonne
Printemps,
Georgius,
Gabaroche,
Mistinguett,
Maurice Chevalier,
Michel
Simon, Saturnin Fabre,
Dranem,
Albert Préjean,
Tino
Rossi,
Fred Gouin,
Fernandel,
Fragson,
Maurice Chevalier...
tous ont chanté des airs d'Henri Christiné ou d'Albert Willemetz, ou les
chansons des opérettes issues de leur collaboration.
Leur succès fut énorme et seul, peut-être,
Vincent Scotto a pu égaler un nombre aussi impressionnant de "tubes",
aidé, au départ par Christiné lui-même qui lui a écrit les paroles de "La
petite Tonquinoise".
Le premier naquit à Genève en 1867, le deuxième à
Paris en 1887.
Le premier, professeur de piano, vint à Paris en 1896
et très vite devint un auteur-compositeur recherché.
Fragson pour qui il a
écrit Reviens ! et Je connais une blonde en fait son arrangeur
attitré.
Fréhel, qui s'appelle alors Pervenche le chante : C'est un gosse mais
aussi
Polin (Le p'tit objet), Mayol (À la Martinique, Ah
! la musique américaine, Cett' petit' femme-là),
Joséphine Baker,
Mistinguett,
Maurice Chevalier (pour qui il
écrira, entre autres, Valentine)...
Willemetz a une toute autre carrière. Secrétaire de
Clémenceau, il passe au Ministère de l'intérieur où il trouve suffisamment de
temps pour écrire des poèmes (qu'il signe Metzvill) et des chansons... qui
parviennent aux oreilles de
Mistinguett et de
Maurice Chevalier. - Il est
lancé ! - Auteur prolifique, il signera des centaines de revues, des dizaines
d'opérettes et des scénarios de films.
Leur première collaboration date de 1906 avec
Ah le
joli jeu ! que crée
Mayol la même année.
Elle ne cessera qu'à la mort de Christiné en 1941. -
Willemetz lui survivra jusqu'en 1964.
Leur plus grand succès à la scène fut Phi-Phi
(1918) qui fut suivi de Dédé, de J'adore ça et de Le bonheur
Mesdames dont est tirée la chanson suivante, à l'origine créée par
Mayol
et qui fut reprise dans une nouvelle version, en 1934, par le truculent
Michel Simon
: