Interprète née Madeleine ou Magdelaine Bouffar à Nérac (Lot-et-Garonne) en 1843.
Après des débuts à Marseille en 1849 dans La Fille bien gardée, elle est engagée dans les cafés-concerts de Lyon et de Bruxelles où elle se produit en compagnie de Marie Cico.
Elle chante à Liège en 1860 ( le comédien Geoffroy lui proposera en 1862 d'entrer au Théâtre du Palais-Royal), à Cologne, en 1861 et débute l'années suivante, à Paris, aux Ambassadeurs mais son passage y est très peu remarqué.
Offenbach qui l'a entendue à Cologne la fait rentrer aux Bouffes du passage Choiseul à vingt ans puis en fait, selon certains, sa "petite amie" (quoiqu'il a été et est toujours considéré comme un mari exemplaire) mais surtout sa chanteuse de prédilection.
On la retrouve aux Bouffes-Parisiens, au Palais-Royal, aux Folies-Dramatiques, aux Menus-Plaisirs, au Théâtre des Variétés, à la Gaîté mais aussi au Théâtre-Lyrique.
En 1894, elle dirigea le Café Concert de la Fourmi (ex Grand Turc du boulevard Barbès).
Elle fut pressentie, sans succès, pour être la Carmen de Bizet.
Zulma Bouffar est morte à la maison de retraite des artistes de Pont-aux-Dames en 1909.
"Plus douce que le nénuphar
Dans l'eau claire, une aurore blanche
Baise ton pied de rose et ta hanche
Ivoirine, ô Zulma Bouffar"
Alphonse Daudet
Voir à Paulus, Mémoires, chapitre 5.