Fils du
comédien Louis Blanche (J'aime toutes les femmes de Carl Lamac -
1935), Francis Blanche est né à Paris le 21 juillet 1921 (et non 1919 - merci Monsieur F.) et est décédé
dans la même ville en 1974.
Comédien, scénariste, réalisateur, humoriste
(ses numéros avec Pierre Dac sont légendaires, en particulier celui de
la voyance «Il peut le dire»), Francis Blanche fut également
l'auteur d'environ quatre cents (certains avancent le chiffre de six
cents) chansons parmi lesquelles on retrouve «Débit de lait, débit de
l'eau» (mise en musique par
Charles Trenet), «J'ai de la barbe»
et «La pince à linge» créées par les Quatre Barbus, «La truite
de Schubert» créée par les Frères Jacques, «Le gros Bill», «Davy
Crockett», «Chanson aux nuages» (cette dernière chantée par
Tino Rossi) en plus d'être le
responsable de l'adaptation en français d'une chanson, qui, avant lui,
était restée dans le domaine du folklore, l'étonnant «Besame mucho»[1]
qui a fait le tour du monde.
Autres créations de Francis Blanche :
On chante dans mon quartier
(1940)
Le principe d'Archimède (1943)
Tu m'absous, dis ? (1945)
Oui, mais !... (1945)
Vive le vent (1948)
Le prisonnier de la tour (1948)
Il est cependant surtout connu pour ses prestations filmées de
personnages loufoques et grinçants dont le célèbre officier Papa Schulz de «Babette
s'en va t-en guerre» de Christian-Jaque (1959) ou encore les petits gros
colériques qu'on retrouve dans «La jument verte» (Claude Autant-Lara),
«Les tontons flingueurs» ou «Les Barbouzes» de Georges Lautner,
etc.
Francis Blanche fut le réalisateur de "Tartarin de
Tarascon" (1962) et a écrit les scénarios et dialogues de plusieurs longs
métrages, dont, entre autres, "L'Assassin est à l'écoute" de Raoul
André (1948), "Une fille à croquer" de Raoul André (1950), "Faites-moi
confiance" de Gilles Grangier (1953) et "La Grande bouffe" de Marco
Ferreri (1973).
Annexe :
Message de Monsieur Jacques Darrigade (13 avril
2003) :
Bravo
pour votre site sur la chanson française qui est une mine d'or pour le
néophyte que je suis.
Dans votre chapitre sur
Tino Rossi, vous parlez de
BESAME MUCHO
enregistré par ce chanteur en 1945 ,en remarquant que cette chanson est
d'origine française malgré son titre hispanique. Vous citez Francis
Blanche comme auteur. En fait Francis Blanche a repris une chanson de
Consuelo Velasquez (Mexique) écrite par celle-ci en 1941 et en a fait une
"adaptation" libre tout en gardant le titre originel , et la musique.
(d'autres adaptations ont été faites comme celle de Jean Lalonde, toujours
sous le même titre. ) En ce cas ne s'agit-il pas simplement d'une
adaptation d'une chanson préexistante ? où est la frontière entre
l'adaptation et la création? cela mériterait quelques éclaircissements...
Réponse
:
Merci
pour ce renseignement.
Francis était surtout un fantaisiste et ce n'est pas surprenant qu'il ait
fait cet emprunt. Volontairement ou non. - Un air entendu une fois, un
titre et le voilà écrivant une "autre" chanson.
Vous
avez raison quand même pour ce qui est de la différence entre l'adaptation
et la création. - Cela mériterait un site à lui tout seul. - Je l'ai
souligné à quelques reprises dans mes "cinquante chansons"
[du Temps
des cerises aux Feuilles mortes] des chansons qui nous semble si
françaises, parfois, ont des origines surprenantes, i.e. Viens
poupoule, La Mattchiche... - Regardez ce qui est arrivé au Chaland qui passe mais, dans le sens contraire, on oublie souvent que "My
way" est de Claude François et que dire de "Je cherche après Titine"
chanté par Chaplin ?
Merci
encore une fois.
Cordialement
Paul Dubé
UdeNap.org
[1] Musique de Consuelo Velasquez (Mexique) - 1941