Paroles de Géo Koger et de Noël Renard - Musique de
Vincent Scotto
Pendant des années et des années, il n'y eut que deux
javas : La plus bath de
Georgius (voir au numéro
32) et
celle-ci, créée par
Fréhel en 1937. - Ce ne fut pas là la chanson la plus
représentative du style Fréhel - pour cela, on eût préféré Comme un
moineau - mais jusqu'à sa toute fin, quand, accoudé à un bar, on lui
demandait de chanter encore quelque chose, c'était invariablement cette Java bleue. - Les mots y sont sans doute pour quelque chose : il
suffit de les entendre deux fois pour s'en rappeler (si, si : La java la
plus belle, Celle qui ensorcelle... - Vous voyez...). Et la
musique, signée encore une fois Scotto, a fait le reste.
On ne danse plus la java sauf par nostalgie, pour
faire plaisir aux grands-parents et puis parfois, le 14 juillet : le rock et
les slows ont remplacé ce qui avait fait l'âme de leur génération. On peut
le regretter. Mais si l'on demande à un accordéoniste de jouer une java, il
est fort probable qu'il entamera celle-ci. Ou encore celle de
Georgius.
C'est à ces deux choix que la java a été confinée.
Bleue ? pourquoi bleue ? - Parce que, sans doute, il y
avait eu une Valse brune, presque trente ans auparavant.