Paroles de Louis Poterat - Musique de Dino Olivieri
C'est en 1938 qu'apparut sur la scène de la chanson
française une Turinoise âgée de 27 ans qui, la même année, gagna le grand
prix du disque avec Rien que mon cœur (une adaptation d'une chanson
italienne par Louis Poterat). - La même année, elle récidiva avec deux
chansons qui allaient rester gravées dans la mémoire de tous : Sombreros
et Mantilles (Chanty et J. Vaissade) - son plus grand succès - et ce
J'attendrai, à l'origine italien et adopté également par Louis
Poterat. - Quelques mois plus tard Tino Rossi en fit un enregistrement puis
Jean Sablon, l'année suivante, qui allait la garder à son répertoire jusqu'à
sa mort. - «Toute ma vie, j'ai chanté
"J'attendrai" dans le monde entier, a-t-il écrit. J'ai même dû
apprendre à la chanter en japonais. Partout [elle fut] tenue pour une
chanson typiquement française.» - Au départ, pourtant, elle était
effectivement italienne (Tornerai - 1937 - paroles de Nino Rastelli,
musique de Dino Olivieri, sur un air inspiré de Madame Butterfly de
Puccini). - Un certain Jacques Larue la traduisit presque immédiatement en
français sous le titre de Soirs d'amour et c'est à
Jean Sablon que
revint l'honneur de la créer mais sans trop de succès, aux États-Unis. - Et
voici que Louis Poterat en fit une autre adaptation, et voici qu'une
italienne, immigrée en France, s'en empara. - Quand Sablon revint de
l'Amérique, il s'en empara à son tour. - L'italienne s'appelait Rina Ketty.
Une chanson typiquement
française ? - Mais naturellement. - Nous l'écouterons dans sa première
version endisquée :