Paroles : Charles Louis Pothier - Musique de Léon
Raiter
Entre 1922 et 1925, on assiste en France à la
création de dizaines de chansons complètement différentes les unes des
autres et qui vont marquer la chanson française à jamais. Certaines sont
dans la continuité de celles des vingt dernières années, d'autres sont
toutes nouvelles mais chacune aura quelque chose de différent et de définitif à offrir à ses auditeurs, que ce soit
Nuits de Chine
d'Ernest Dumont (que Jean-Claude Klein appelle le Pierre Loti du pauvre)
(sur une musique de Louis Benech), La butte rouge qui est sans doute
le chef-d'œuvre de Montéhus (mais qu'il n'a jamais enregistrée),
Elle s'était fait couper les cheveux
créée par l'inénarrable Dréan,
Parlez-moi d'amour qui sera
le grand succès de Lucienne Boyer,
ValentineetValencia qu'il est inutile de présenter et Où est-il donc créée par
Georgel, que
Fréhel reprendra et qu'elle chantera,
encore, onze ans plus tard dans Pépé le Moko de Julien Duvivier. - C'est
l'époque aussi où Yvonne George crée son
Pars (Jean
Lenoir), celle où Lucien Boyer écrit son
Monte là-dessus (et
tu verras Montmartre), celle où Georgius écrit son
Fils-père
tandis que Bérard poursuit sa carrière avec
J'ai vendu mon âme au diable. - Quelle époque !
Dans le lot, nous en avons choisi une qui fit de Berthe Sylva une vedette et qu'on n'entend plus guère
aujourd'hui mais dont les premières mesures rappelleront des souvenirs à, à
peu près, tout le monde. - Ce sont ces Roses blanches que nous offrons à
tous nos visiteurs dans la version qu'elle enregistra en 1933. Trois
millions de petits formats, deux millions de disques vendus.