2009-07-24

 


1925 - Paroles de Charles Louis Pothier et musique de Léon Raiter.


Entre 1922 et 1925, on assiste en France à la création de dizaines de chansons complètement différentes les unes des autres et qui vont marquer la chanson française à jamais. Certaines sont dans la continuité de celles des vingt dernières années, d'autres sont toutes nouvelles mais chacune aura quelque chose de différent et de définitif à offrir à ses auditeurs, que ce soit "Nuits de Chine" d'Ernest Dumont (que Jean-Claude Klein appelle le Pierre Loti du pauvre) (sur une musique de Louis Benech), "La butte rouge" qui est sans doute le chef-d'œuvre de Montéhus (mais qu'il n'a jamais enregistrée), "Elle s'était fait couper les cheveux" créée par l'inénarrable Dréan, "Parlez-moi d'amour" qui sera le grand succès de Lucienne Boyer, "Valentine" et "Valencia" qu'il est inutile de présenter et "Où est-il donc" créée par Georgel, que Fréhel reprendra et qu'elle chantera, encore, onze ans plus tard dans Pépé le Moko de Julien Duvivier. - C'est l'époque aussi où Yvonne George crée son "Pars" (Jean Lenoir), celle où Lucien Boyer écrit son "Monte là-dessus (et tu verras Montmartre)", celle où Georgius écrit son "Fils-père" tandis que Bérard poursuit sa carrière avec "J'ai vendu mon âme au diable". - Quelle époque !

Dans le lot, nous en avons choisi une qui fit de Berthe Sylva une vedette et qu'on n'entend plus guère aujourd'hui mais dont les premières mesures rappelleront des souvenirs à, à peu près, tout le monde. - Ce sont ces "Roses blanches" que nous offrons à tous nos visiteurs dans la version qu'elle enregistra en 1933. Trois millions de petits formats, deux millions de disques vendus.

Attention : ça a fait pleurer...


Berthe Sylva - "Les Roses blanches" - 1933