Quelle que fût la finesse de Polin, que ce soit à lui
qu'on se réfère la plupart du temps quand on parle des chanteurs comiques
«troupiers», il ne faut pas oublier qu'il n'a
pas été le créateur du genre (cet honneur revient à Ouvrard, père) ni le
créateur non plus d'une série des plus mémorables rengaines succès de ceux
qui ont porté l'uniforme sur scène. - C'est ainsi qu'on retrouve aux numéros
25 et 26 de notre palmarès deux des plus grands tubes du genre, tubes qu'il a
chantés, certes, mais qu'il n'a pas créés. - Avec Si la route monde et
l'Ami Bidasse, c'est à un certain Charles-Joseph Pasquier, dit
Bach, qu'on doit, en effet Quand Madelon et La caissière du Grand
Café écrits par un certain Louis Bousquet qui fut employé des chemins de
fer, revendeurs de cyles et puis finalement maire de la municipalité de
Beauchamps (Val-d'Oise).
Sur
Bach,
Polin et la petite
histoire de la Madelon (qu'il ne faut pas confondre avec La Madelon de la
Victoire [de
Lucien Boyer]),
voir à
Bach
et à
Polin.
Pour la Caissière du Grand Café, mentionnons au passage qu'elle fut
chantée par Fernandel
tout au long de sa carrière.
Écoutons une
version, d'abord de la Madelon, créée par son auteur :