Paroles de Georges Millandy, musique de Joseph
Rico
Bérard ne se souciait guère de son répertoire
pour autant que
les chansons qu'on lui proposait avaient un certain côté dramatique et lui offrait la possibilité de démontrer l'étendue de sa voix, il était preneur. Aussi, quand il entendit pour la
première fois cette valse créée, en 1907, par
Dickson, il n'hésita pas un instant et l'inscrivit aussitôt dans son tour de
chant.
On peut supposer que
Dickson, avec son profil de
séducteur, la chantait avec une certaine retenue, insistant sur les paroles,
éclatant presque en sanglots vers la fin mais avec Bérard, on tombe dans le
grand mélo.
De Bérard, il nous fallait insérer dans nos cinquante
chansons, au moins un titre. Nous aurions pu utiliser son plus grand succès,
Le rêve passe, ou une de ces chansons que
Georgius s'est amusé
à parodier (Le train fatal,L'océan, etc.) mais
avec J'ai tant pleuré, nous avons pensé faire d'une pierre, deux
coups : Bérard d'un côté et une de ces chansons
mélodramatique qui faisait
pleurer nos arrière-grands-mères et dont les exemples suffiraient à remplir
des douzaines de volumes.
Le refrain :
J'ai tant pleuré pour toi,
Tant prier, sans t'attendrir, méchante !
(sic)
J'ai passé tant de jours, tant de nuits à ne
songer qu'à toi !